Diffusion de photos des 2 diplomates canadiens et 4 Européens enlevés Le GSPC sur les pas des pirates somaliens
Deux photos montrant les deux diplomates canadiens, dont un ex-ambassadeur, et quatre touristes européens, deux Suisses, un Britannique et un Allemand, enlevés au Niger et au Mali, ont été diffusées, avant-hier.
Les otages étaient entourés de leurs ravisseurs, encagoulés. Deux photos qui rappellent, le décor y compris, la photo montrant le couple autrichien enlevé, au début de l’année écoulée, dans le désert tunisien, par le groupe islamiste pour la prédication et le combat (GSPC).
L’une des quatre touristes européens a été montrée portant un foulard, comme avait été montrée, l’Autrichienne, auparavant. La diffusion de ces photos a eu lieu au lendemain de la revendication, par le GSPC, de l’enlèvement de ces victimes. L’un des otages, un Britannique, répond au nom de Edward, et un otage suisse identifié sous le nom et prénom de Warner Grenear.
Les «émirs» du GSPC comprenant que la fin de cette organisation terroriste est toute proche, les différentes opérations que Abou Mossaâb Abdelouadoud et ses acolytes, mènent ces derniers temps, dont la multiplication des rapts dans le but de demander des rançons, en est une parfaite illustration.
Les «émirs» devenus riches avec l’argent du racket, de pillages de sable, de contrebande, de trafics de toutes sortes, et de rançons payées contre la libération d’otages nationaux ou étrangers, chercheraient à amasser davantage de dividendes avant l’anéantissement total de cette organisation.
Une partie de l’argent découlant de payement de rançons servirait au GSPC pour l’achat d’armes pour perpétrer de nouveaux attentats ainsi que kidnapper de nouvelles victimes et, par là, amasser d’autres sommes d’argent que les «émirs» qui, selon un spécialiste en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, pourraient transférer vers certains pays réputés être des «paradis fiscaux».
C’est dans cette logique que s’inscrirait le nouveau rapt, cette fois, de deux diplomates canadiens (dont un ex-ambassadeur) et de quatre touristes européens (deux Suisses, un Britannique et un Allemand), au Niger et au Mali.
Le caractère strictement lié au banditisme est illustré par le fait que ces rapts ont eu lieu, non pas par des éléments du GSPC qui ne disposent plus de la même capacité de sévir, mais par des sortes de «sous-traitants» parmi des contrebandiers sévissant dans cette région.
L’intérêt commun entre l’organisation e Abou Mossaâb Abdelouadoud et ces contrebandiers serait le partage du pactole, autrement dit les rançons qui pourraient être versées en contrepartie de la libération des otages.
C’est la même «sous-traitance» qui est enregistrée entre le GSPC et des pilleurs de sable qui versent des sommes considérables aux acolytes de Abou Mossaâb Abdelouadoud, en contrepartie de la protection que cette organisation terroriste leur apporte.
Ce qui fait dire à des observateurs avertis que le GSPC dont la capacité de nuisance a considérablement diminuée, s’investit dans les actes de piratage, ressemblant par les méthodes, à ceux pratiqués par les pirates somaliens qui exigent des rançons en contrepartie de la libération des navires et leurs équipages pris en otages, dans la mer Rouge.
Il est à noter que la communauté internationale est interpellée, plus que jamais, sur la base de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, quant aux rançons versées au GSPC.
Il y avait eu d’abord la somme de 5 millions d’euros que le gouvernement allemand aurait versé à cette organisation en contrepartie de la libération de touristes enlevés en 2003 dans le désert algérien, ce que ce gouvernement n’a jamais confirmé, et le payement, l’année écoulée, de 5 millions d’euros que la fondation du fils du leader libyen, Seif El Islam, aurait versé au GSPC, en contrepartie de la libération du couple autrichien, rappelle-t-on.
Comme il est utile de rappeler que la somme de 5 millions d’euros versée en contrepartie de la libération des touristes européens enlevés en 2003 avait servi à Abderrezak El Para, ex-«émir» de la zone 5 du GSPC, à l’achat d’armes et de munitions, au Niger et au Mali. Une partie de cet armement avait, fort heureusement, été interceptée et détruite par l’ANP, en territoire algérien.
M. Abi





