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Les noms des «finalistes» se précisent alors que trois jours nous séparent de la date limite de dépôt des dossiers, 4 candidats pour un fauteuilp

Les noms des «finalistes» se précisent alors que trois jours nous séparent de la date limite de dépôt des dossiers 4 candidats pour un fauteuilp

A trois jours de la date limite de dépôt des dossiers de candidature à la prochaine élection présidentielle, au niveau du Conseil constitutionnel, l’option des quatre candidats se précise d’avantage.

21 Février 2009,   Le Courrier d'Algérie
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Abdelaziz Bouteflika, Louisa Hanoune du Parti des travailleurs (PT), Mohamed Said, candidat indépendant et Moussa Touati du Front national algérien (FNA), sont, entre autres, les candidats qui auront à animer, 21 jours durant, la campagne électorale pour la prochaine présidentielle dont le coup d’envoi sera officiellement donné le 19 mars prochain.

Donné quasiment favori de cette élection par des observateurs avérés de la scène politique nationale, Abdelaziz Bouteflika, candidat à sa propre succession, a plusieurs atouts à faire valoir durant sa campagne électorale. L’amélioration de la situation sécuritaire durant ses deux mandats en constitue incontestablement un des meilleurs.

Les projets d’infrastructures de bases, épine dorsale pour tout développement économique, ont eu la part du lion dans le programme de développement du président candidat.

Les trois partis de la Coalition présidentielle, principaux appuis à la candidature de Bouteflika à cette élection, parlent de «l’oeuvre». Pour eux, le soutien à la candidature de Abdelaziz Bouteflika répond au souci d’offrir une autre chance au parachèvement de celle-ci.

L’artisan de cet exploit, le président Bouteflika, abordera sans doute durant sa campagne électorale toutes ses réalisations. Louisa Hanoune qui a annoncé officiellement sa candidature, hier, va brandir, une fois de plus, le danger de la politique des privatisations prônées par les pouvoirs publics.

La menace omniprésente des puissances capitalistes et leurs relais sur la stabilité du pays sera le cheval de bataille de la campagne électorale de la secrétaire générale du PT.

Quant à Mohamed Said, candidat indépendant que d’aucuns présentent comme le candidat susceptible de rafler les voix de l’électorat islamiste, il jouera toutes ses cartes pour réaliser le meilleure score possible lui permettant d’assurer un bon démarrage à sa toute nouvelle formation politique (MJS).

Moussa Touati dont le parti a créé la surprise lors des dernières élections locales en se classant troisième, il profitera de cet ancrage pour mieux aborder sa campagne électorale.Tous ces candidats doivent sortir leurs griffes pour convaincre le plus grand nombre de citoyens à se rendre aux urnes le jour «J» et vaincre ainsi, le spectre de l’abstention qui plane sur cette élection.

Le climat de morosité qui a caractérisé l’étape de pré-campagne sera-il de mise durant la campagne électorale ? Cette pré-campagne caractérisée, faut-il le rappeler, par les accusations de certains candidats contre l’administration qui entrave, selon eux, l’opération de collecte de signatures.

Des accusations totalement réfutées par le ministre de l’Intérieur qui a demandé aux candidats de lui fournir des preuves sur un quelconque cas de dépassement commis par son administration.

Pour mieux convaincre du bon travail effectué par l’administration publique, Yazid Zerhouni a exhibé les justificatifs des 8 millions de formulaires de signatures distribués jusque-là par son département. Autre point captant l’attention de ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la chose politique est le fait que l’élection présidentielle d’avril prochain sera dépourvue de candidat islamiste.

On est vraiment loin des années 90 où ces partis occupaient seuls le terrain de l’activité politique. Tout porte à croire que la mouvance islamiste sera très peu représentée à cette élection. Hormis Djahid Younsi d’El Islah qui ne représente pas d’ailleurs une grosse pointure, les islamistes ne semblent pas intéressés par la présidentielle du printemps prochain.

En tous les cas et en l’absence de candidats à l’image de Hamrouche, Taleb et autres, il sera difficile d’imaginer un équilibre entre le candidat Abdelaziz Bouteflika et les autres candidats.

Le fossé qui sépare l’actuel président de la République de ses concurrents est tellement grand que le regard des citoyens sera totalement braqué sur ce que dira et proposera Abdelaziz Bouteflika durant sa campagne électorale.

Hacène Nait Amara