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Dépôt de préavis de grève, Les taxieurs reviennent samedi

Dépôt de préavis de grève Les taxieurs reviennent samedi

Le représentant du comité national et secrétaire général du bureau de wilaya du Syndicat national des transports et taxis, Aïdorous Bouaâdjmi, a tenu hier une conférence de presse, où il a annoncé le dépôt d’un préavis de grève dès samedi prochain, qui sera suivi, un premier temps, d’un débrayage de 48 heures, qui mobilisera, selon l’intervenant, l’ensemble des chauffeurs de taxis au niveau de leurs points de stationnement respectif et au niveau de leur représentation syndicale.

26 Novembre 2008,   L'Echo d'Oran
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C’est en présence du doyen des syndicalistes, Tazi Benhalima, et la participation de l’UNACT représentée par M. Bousmaha, qu’a été décidé ce mouvement de protestation en réponse à ce qui est qualifié, par des membres du SNTT, d’indifférence des services concernés quant à leurs doléances.

Pour rappel, lors de la réunion de la commission technique, tenue en mai dernier, il a été décidé le renforcement du secteur du transport à Oran par 600 licences d’exploitation au profit des anciens moudjahidin et de leurs ayants droit.

Une décision confirmée, plus tard, par le directeur local des anciens moudjahidin, durant la réunion du 15 juin 2008 ayant regroupé notamment les représentants de l’autorité locale.

Cette décision, selon le PV de ladite réunion, devait en principe entrer en vigueur avant le 5 juillet 2008, ce qui n’a pas été le cas, d’où la nouvelle montée au créneau des chauffeurs de taxis. D’autre part, hormis ce déficit en licences d’exploitation, un deuxième problème est soulevé par la corporation.

On apprend que depuis deux mois, les chauffeurs de taxis sont assujettis au paiement d’une imposition de 2% sur le montant global du contrat de location à chaque renouvellement de contrat des licences d’exploitation. Une contrainte qui oblige le chauffeur de taxi à d’abord assainir sa situation fiscale. Pour certains, leurs dettes s’élèvent à plusieurs millions de centimes.

Une situation loin d’être évidente, surtout lorsque l’on sait, selon certains d’entre eux, que les recettes quotidiennes ne sont plus ce qu’elles étaient et qu’elles ne couvrent plus aussi facilement les charges de la maintenance et le remboursement des dettes contractées auprès des banques.

Ces doléances trouveront-elles une oreille attentive pour éviter la clochardisation du métier ? Signalons en outre qu’une grande part des chauffeurs de taxis, à défaut de licences d’exploitation, œuvrent dans l’illégalité totale et ce, depuis bien longtemps.

H. Hamdouche