Trois militaires tués dans un attentat suicide à Dellys Deux terroristes abattus et dix autres blessés lors de la riposte
La riposte vigoureuse des gendarmes a fait échouer l’attaque terroriste qui a immédiatement suivi l’attentat suicide perpétré ce dimanche contre un barrage mixte de militaires et de gendarmes à Takdemt, tout près de Dellys. Deux terroristes ont été abattus et 10 autres blessés, tandis qu’une vaste opération de ratissage a été lancée dans la région.
Trois militaires ont trouvé la mort avant-hier lors d’un attentat suicide lancé par un groupe armé du GSPC contre un barrage mixte de gendarmerie et de militaires dressé au niveau de la localité de Takdemt, carrefour situé au niveau de la route nationale reliant Dellys à Alger par le littoral.
Cet attentat suicide a eu lieu ce dimanche à 18h50 lorsqu’un terroriste à bord d’un véhicule a foncé droit sur le barrage de contrôle avant de se faire exploser. Le poste de contrôle composé d’un ensemble de baraques a été soufflé par la déflagration. D’après notre source sécuritaire, cet attentat a été aussitôt suivi d’une attaque par des terroristes venus à bord d’un fourgon.
Composé d’une quinzaine d’éléments, ce groupe armé a ouvert le feu à l’aide d’armes automatiques. Mais la riposte des gendarmes a été rapide et vigoureuse. Notre source affirme que l’un des gendarmes en faction a réussi, grâce à son courage et sa perspicacité, à abattre 2 terroristes et à en blesser grièvement 10 autres.
C’est à la faveur de l’opération de ratissage déclenchée aussitôt par les forces combinées de sécurité qu’il a été retrouvé des traces de sang des terroristes qui ont pris la fuite vers les maquis de Sidi Ali-Bounab.
Un officier supérieur a souligné que cet attentat a constitué un échec édifiant pour les groupes armés du GSPC dont l’objectif était de faire le maximum de victimes pour s’emparer d’armes et de munitions. La vigilance des gendarmes a permis de repousser l’attaque et d’abattre des terroristes.
Notre source a par ailleurs expliqué que d’autres groupes armés du GSPC embusqués à quelques kilomètres du lieu de l’attentat s’en sont pris aux ambulances qui arrivaient sur les lieux.
Ce qui prouve, d’après notre interlocuteur, que le GSPC a perdu tout contrôle du terrain et ne sait plus comment entreprendre ses actions terroristes, au point de tirer sur les ambulances.
Et ce n’est pas la première fois que les groupes du GSPC attaquent des ambulances et des convois de ravitaillement de denrées alimentaires destiné aux personnes démunies.
Enfin, faut-il rappeler que les forces combinées de sécurité ont mis en place un dispositif sécuritaire musclé pour sécuriser les grandes villes du centre du pays menacées par des attaques terroristes.
Les villes censées être les plus exposées sont celles de Tizi Ouzou, de Boumerdès et d’Alger. Selon une source sécuritaire, ce dispositif a amplement donné ses fruits durant ce mois sacré ou aucune attaque terroriste n’a pu être perpétrée dans les grandes villes, si ce n’est cet attentat de Takdemt.
A. T.





