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La CNAS, à l’heure de l’intox

La CNAS, à l’heure de l’intox

La CNAS n’en désemplit pas depuis ce début de semaine, non pas pour répondre aux doléances des assurés sociaux mais tout simplement, pour accueillir un public venu en nombre revendiquer un droit qui n’existe pas.

24 Septembre 2008,   L'Echo d'Oran
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En effet, une information erronée nourrit les citoyens ayant trait à l’attribution par les services de la CNAS de la fameuse prime de scolarité d’un montant de 3.000 dinars.

Pour en savoir un peu plus sur le bien-fondé de cette information, nous nous sommes rapprochés des responsables de cette structure.

Sidéré et ne sachant plus comment nous répondre, un chef de service, appelé à la rescousse pour repousser tous ces demandeurs, nous informe que dans un passé récent, les chefs d’établissement scolaire exigeaient des parents d’élèves, la production d’une attestation de non-affiliation à la CNAS, objet des efforts entrepris pour satisfaire tous les demandeurs, en mobilisant d’arrache-pied le service concerné.

Seulement, une information dénuée de tout fondement, commençait à circuler de bouche à oreille dans la rue, précisant que les services de la CNAS sont habilités à distribuer l’argent de la prime et qu’il suffisait tout simplement de se présenter à la Caisse, pour empocher ladite prime.

Selon le responsable avec qui nous avons conversé, il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’il s’agit là d’une pure intox et que les services de la CNAS n’ont jamais été chargés de distribuer de l’argent au premier venu et encore moins à ces pseudos bénéficiaires, entre autres les parents d’élèves.

Non seulement que les responsables de la CNAS s’attellent depuis une semaine déjà à informer le public qu’il n’en est rien de cette information, le siège de la CNAS se trouve submergé par une foule venue en grand nombre quémander cette prime.

Cette situation a engendré l’immobilisation quasi-totale des autres services du fait de la condamnation pour et simple de la porte principale d’accès des administrés et du personnel.

Pour la matinée d’hier, le même scénario s’était produit et ni les forces de l’ordre, ni les responsables dépêchés devant la porte d’accès, n’ont pu convaincre la foule qui n’entendait pas obtempérer et se disperser.

En terme de condamnation de la porte d’accès, entendons l’immobilisation de tous les guichets et par conséquent, l’impossibilité pour le reste des visiteurs, parmi les correspondants sociaux des entreprises, les assurés devant déposer leurs dossiers médicaux, etc., de vaquer à leur occupation.

C’est dire la désorganisation qui a été créée par une foule guidée par le phénomène de l’intox pour avoir à mettre sens dessus, dessous toute une administration, au grand dam des assurés sociaux, contraints de repasser un autre jour.

Devant cet état de fait, l’administration se devait d’informer le public, principalement les assurés, par le biais de pancartes d’information à même de les orienter, ce qui aurait bien entendu épargné tout cas de contestations d’assurés qui ne savent plus quoi faire. Mais, où allons-nous ?

Une simple information, teinté d’ «intox», sentant l’odeur du dinar, a fait tout un trajet pour atteindre l’ouïe de toute une population.

En fait, les services de la CNAS ont attendu que l’attroupement prenne forme devant l’entrée du siège pour approcher les citoyens et leur expliquer une fois encore que la CNAS n’a rien à distribuer et qu’il y avait lieu de s’en aller.

Message passé, à l’exception de quelques bonnes femmes qui entendaient persister des fois que... il y a réellement distribution de prime !

Benmansour Brahim