La révision de la Constitution se précise La session parlementaire officiellement prolongée
C’est officiel, la session parlementaire du printemps est prolongée. Prévue pour hier, la clôture de la session parlementaire est renvoyée à une date ultérieure.
Il n’en fallait pas tant pour relancer l’idée que l’annonce de la révision de la Loi fondamentale du pays est i mminente. Il est vrai que cette annonce de la prolongation de la session parlementaire vient se greffer à d’autres indices aussi probants les uns que les autres sur les intentions du Président d’aller au bout de son projet reporté à plusieurs reprises.
Mais force est de rappeler qu’il ne sert à rien de spéculer sur une décisosn qui demeure, comme rappelé par tous les acteurs de la vie politique, du seul ressort des prérogatives du chef de l’Etat.
Cependant, il est permis de croire que tous les écueils qui s’étaient mis sur la voie de cette révision annoncée, justement devant les cadres de l’ANP lors d’un discours prononcé à l’occasion de la fête nationale, sont levés. C’est dire combien le discours, cuvée 2008 du 5 juillet, est attendu.
Pour les observateurs, la prolongation de la session parlementaire obéit au souci de préparer éventuellement la décision de Abdelaziz Bouteflika d’amender la constitution dans la période s’étalant entre le 2 juillet et le 2 août, date limite constitutionnellement établie pour la session du parlement qui dure au maximum quatre mois et qui est exceptionnellement prolongée pour un mois.
La séance prévue aujourd’hui pour entendre les quatre ministres qui devaient passer au perchoir afin de répondre aux questions orales des députés a été soudainement annulée. Le vote concernant le renouvellement des responsables FLN des structures au niveau de l’APN préoccupe beaucoup plus les députés de cette formation.
On note le stand-by de Layachi Daâdoua qui espère une reconduction si le SG ne déroge pas à la tradition de renouveler la confiance en ce député du Sud. Le président du groupe parlementaire sortant n’a pas participé aux élections de lundi passé.
Ces élections qui ont connu une âpre compétition transparente ont vu en outre l’éviction de Abdelhamid Si Afif, président sortant de la commission des affaires étrangères, la chute du colonel Abid, président de la commission de défense, et l’un des trois vice-présidents de l’APN qui répond au nom de Ouazani Amar (député de Médéa). Pour le reste, les mêmes noms sont affichés à l’issue de cette épreuve électorale à laquelle un grand nombre de députés se sont portés candidats.
Il y a pas moins de 36 candidats dans la liste «A» comptant pour la vice-présidence de l’APN et 54 candidats sur la liste «B» comptant pour la présidence des quatre commissions du FLN et les autres vice-présidences de commissions permanentes de l’assemblée.
Sur les quatre régions du pays, les résultats ont donné deux lauréats par région. Ainsi, on retrouve les vainqueurs Dhaif Mohamed et Alioui Mohamed (Sud), Kara Mohamed Seghir et M’cherbek Abdelkader (Centre), Tifour Moussa, Benthabet Rafik (Ouest) et Chihoub Messaoud, Nouari Tayeb pour l’Est. Seulement, il faut attendre le SG du FLN à qui revient le droit de désigner les titulaires de chaque poste.
A noter que le renouvellement des députés et président de la branche parlementaire maghrébine s’est soldé par l’élection du sénateur Bensassi Mohamed Laâroussi du RND en remplacement de Hussein Boulahia du tiers présidentiel et l’accès de 15 parlementaires dont 6 députés et 6 sénateurs pour le FLN, 3 sénateurs et 5 députés pour le RND et 3 pour le MSP. Le reste est partagé entre les autres partis représentés en basse chambre.
Salah Bey





