Tlemcen - Le PDG de l’ENASEL l’a souligné «48% du sel alimentaire mis sur le marché sont iodés»
Le P-Dg de l’Entreprise nationale des sels (ENASEL), M. Ferhat Taha Hassine, a affirmé, mardi, à Tlemcen, que «seulement 48% du sel alimentaire mis sur le marché est iodé contre plus de 90% en 1997».
Intervenant dans le cadre d’une journée d’études sur «le sel iodé de qualité alimentaire», organisée par son entreprise, le premier responsable de l’ENASEL s’est référé à des études de l’Institut national de santé publique pour mettre l’accent sur «cette situation à haut risque d’apparition du goitre». «L’iode étant un facteur de prévention de cette pathologie», a-t-il tenu à rappeler.
Devant une assistance composée de représentants des Directions régionales du commerce de l’Ouest, du mouvement associatif et d’étudiants, l’intervenant a mis l’accent, ensuite, sur la nécessité de «faire de la production de sel une activité réglementée conformément à la norme algérienne NA 6351».
Il a invité, par ailleurs, à la consommation rationnelle de ce produit, soit «entre 4 et 8 grammes par jour», car, a-t-il tenu à préciser «le sel est le meilleur véhicule de l’iode, d’où la clause de l’iodation du sel exigée par les instances internationales».
Après avoir passé en revue les différentes phases de la production industrielle de ce produit, M. Ferhat a précisé que «le sel extrait du Chott n’est pas conforme à la consommation», avant de signaler que l’Algérie produit «800.000 à 900.000 tonnes/an de sel, sur les 06 millions de tonnes produites par l’Afrique».
Présentant, ensuite, une communication du professeur Saïdia, directeur général du CHU d’Annaba, M. Ferhat Taha Hassine a indiqué que «la femme est plus exposée que l’homme aux dangers de la carence en iode du sel alimentaire, dont le goitre».
Traitant du thème de «l’état de la pathologie thyroïdienne», le Pr. Saïdia, chef de service ORL de ce CHU, a précisé, que sur «un échantillon de 1 938 personnes atteintes de goitre, objet d’une étude effectuée entre 1997 et 2007, 89 pour cent sont des femmes». La maladie est notamment fréquente chez les sujets âgés entre 36-45 ans, puis les 46-55 ans.
En outre, 240, parmi les 1 938 personnes ciblées par l’étude, ont développé un cancer de la thyroïde, selon l’étude. Pour le Pr. Bousnadji, représentant le ministère du Commerce, il s’agit là «d’un véritable problème de santé publique», car «les pathologies engendrées par l’absence d’iode n’apparaissent que 20 à 30 ans après».
Etayant ses propos par des chiffres, l’intervenant a signalé que, du 1er janvier au 31 mai dernier, 192 échantillons prélevés n’étaient pas conformes sur un total de 358 prélevés par les services de contrôle.
D’importantes quantités ont été saisies dans ce cadre, outre, les poursuites judiciaires engagées contre les contrevenants, indique-t-on.





