Accueil>Info Algérie>Article: Le jour d'Algérie

Nouveau dispositif d’insertion des jeunes, 160 000 diplômés sollicitent l’ADS

Nouveau dispositif d’insertion des jeunes 160 000 diplômés sollicitent l’ADS

Le nouveau dispositif d’insertion des jeunes a été mis en place depuis plusieurs semaines déjà. Trois organismes publics spécialisés sont chargés d’appliquer les nouveaux dispositifs.

02 Juillet 2008,   Le jour d'Algérie
Imprimer Envoyer cet article à un ami Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte

Il s’agit de l’Agence de développement social (ADS), des directions de l’emploi des wilayas et de l’Agence nationale de l’emploi (Anem).

Ce qui permet, grâce à cette formule, de prendre en charge le plus grand nombre de jeunes demandeurs d’emploi dans les différentes catégories.

Ce nouveau dispositif contient deux volets, social et économique. Le premier volet se veut un accompagnement des jeunes diplômés pour les préparer à affronter et à s’engager dans la vie professionnelle en se dotant des moyens et compétences nécessaires.

Le deuxième consiste à placer les jeunes dans les entreprises économiques et les administrations pour un emploi efficace et durable.  Le nombre de demandes réceptionnées, dans le volet social de ce dispositif confié à l’agence de développement social (ADS), s’élève à 160 000.

Ce chiffre impressionnant, enregistré au début du lancement de l’opération, chiffre reflète l’importance de la demande d’emploi, mais il s’explique également par le fait que ce nouveau dispositif couvre plusieurs catégories de demandeurs d’emploi.

«Le rôle de l’ADS est d’attribuer une prime d’insertion aux diplômés (PID) en contrepartie d’un placement au niveau d’une institution ou organisme local pour accomplir un certain nombre de tâches.

Cette prime est évaluée à 10 000 DA par mois à laquelle s’ajoute une autre prime de 2 500 DA pour encourager les jeunes à aller chercher un travail à plein temps ou pour suivre des formations spécifiques qui les aideront dans la perfection de leurs connaissances», a expliqué Djamel Eddine Bensenane, directeur général de l’ADS.

Le contrat que les jeunes devront signer est d’une durée d’une année renouvelable pour une deuxième année. La prime de recherche d’emploi sera attribuée, quant à elle, aux jeunes après présentation de preuves dans leur recherche d’emploi tous les six mois. Ce dispositif concerne toutes les catégories de jeunes universitaires diplômés au chômage.

Autrement dit, les titulaires de licences, les ingénieurs, les techniciens supérieurs et même les simples techniciens sont éligibles pour bénéficier d’un contrat dans le cadre de ce dispositif. Le premier responsable mettra également l’accent sur le contenu du contrat que ces jeunes devront signer.

«Il détermine les missions exactes du jeune durant son placement. Il y a également un travail d’accompagnement très strict qui sera mis en œuvre.

Il s’agit de faire l’évaluation du jeune et son évolution professionnelle afin de trouver les lacunes et de les corriger à travers des formations» a expliqué M. Bensenane. Le traitement des dossiers des jeunes postulants est en cours dans toutes les agences.

Certaines demandes ont été même satisfaites dans certaines wilayas. L’ADS est appelée également, à travers ce dispositif, à aider les jeunes dans l’ouverture de nouvelles perspectives d’emploi. Cette mesure est prise pour contrecarrer la saturation que connaissent certains secteurs.

C’est dans cette optique que l’ADS travaille dans la promotion de nouveaux emplois et dans de nouveaux domaines qui ne sont pas encore exploités en Algérie, à l’exemple des métiers du social, de l’environnement, de la préservation du patrimoine et la biodiversité.

Ce travail doit se faire, selon le même responsable, en collaboration étroite avec le mouvement associatif activant sur le terrain. «Les associations peuvent contribuer à la promotion de l’emploi à travers l’intégration, l’encadrement et l’orientation des jeunes dans les différentes activités qu’elles organisent dans les secteurs de leur intervention», a-t-il précisé.

L’action de l’ADS est orientée également vers les zones rurales et enclavées qui continuent de connaître certaines insuffisances en matière de ressources humaines.

«Nous comptons placer les jeunes diplômés dans les administrations et les autres organismes existants pour améliorer la qualité des prestations et les services offerts aux citoyens» a indiqué M. Bensenane.

Nouria Bourihane