Les chefs d'établissement tenus pour responsables des mauvais résultats du BEM Benbouzid promet de sévères sanctions
Comme première solution, le ministre propose de faire une sorte de "radioscopie" exacte de ces établissements pour connaître quelles sont les raisons de cet échec.
Les résultats définitifs révèlent que le taux de passage au secondaire est de 68% et le taux de réussite au BEM a été de 49%, «ce qui n’a jamais été fait par le passé dans le secteur», a indiqué, M. Benbouzid, ministre de l’Education nationale, en marge de la réunion avec les directeurs de l’éducation, tenue hier à Alger.
Ces résultats ne sont pas aussi satisfaisants que cela, puisqu’il existe encore des établissements où le taux de passage a été de 0%. «C’est vraiment grave. Ces résultats ont été réalisés dans deux établissements situés dans des zones reculées», a affirmé le ministre en expliquant que ces résultats catastrophiques sont les conséquences d’un manque de sérieux et reflètent la mauvaise gestion qui caractérise le secteur.
Comme première solution pour remédier à cette situation, le ministre propose de faire une sorte de «radioscopie» exacte de ces écoles pour connaître quelles sont les raisons de cet échec.
«Cette situation ne peut être expliquée que par la mauvaise gestion. La faute ne peut pas être celle des élèves mais elle incombe aux chefs d’établissement qui ne veillent pas à l’application correcte et stricte des réformes.
Cela veut dire qu’il y a absence de ces responsables de leur établissement, et qu’il y a un manquement d’application des programmes décidés», a expliqué le ministre qui a promis des sanctions sévères à l’encontre de tous les chefs d’établissement où sont enregistrées des défaillances dans la gestion des écoles.
Le ministre a reconnu l’absence de l’inspection, qui a également contribué à cette réalité amère. Pour y remédier, le ministère procédera au recrutement de 900 inspecteurs qui seront affectés au niveau national. Ils viendront renforcer l’effectif déjà en poste estimé à 240 inspecteurs. «Un nombre dérisoire et en deçà de la demande exprimée en la matière. Nous n’avons pas recruté depuis une vingtaine d’années», a ajouté le ministre.
Toujours dans ce contexte, le ministre a instruit les directeurs de son secteur à procéder à l’organisation des concours de recrutement à la fin du mois de juillet puisque, le gouvernement a décidé d’introduire, cette année, 26 000 postes pédagogiques nouveaux dans le cadre de la loi de finance complémentaire. «Nous allons procéder à un recrutement massif.
En septembre, tous les professeurs doivent être en poste et entament l’année scolaire» a précisé le ministre. Répondant à une question sur les contractuels, le ministre a expliqué que ces derniers doivent passer l’examen de recrutement dès l’annonce de la date.
«Il y a des postes disponibles mais ils doivent passer par l’examen pour le recrutement au même titre que tous les autres postulants. Il n’y a aucun traitement de faveur à leur encontre. Je ne fais qu’appliquer la loi», a indiqué Boubekeur Benbouzid.
Tout en reconnaissant que la prochaine rentrée sera difficile, le ministre a instruit l’ensemble des directeurs sur la nécessité de donner plus d’importance à l’enseignement du préscolaire. Une enveloppe consistante a été consacrée pour mettre en place tous les moyens pour le bon déroulement de ce cycle. «60 milliards de centimes seront dégagés cette année pour accueillir les élèves du préscolaire et leur acquérir tous les moyens matériels et équipements.
Ils seront 430 000 élèves à rejoindre ce cycle cette année», a expliqué le ministre en mettant l’accent sur l’urgence de généraliser l’enseignement préparatoire avant de le rendre obligatoire et dès que l’enfant atteint l’âge de 4 ans. Le ministre a également évoqué le problème du manuel scolaire en insistant sur l’éradication totale de ce problème.
Une enveloppe de 650 milliards de centimes a été dégagée pour rendre disponible le manuel (59 millions de livres ) dans tous les établissements. «Le manuel scolaire est obligatoire et il sera distribué gratuitement aux élèves démunis», a-t-il expliqué.
La réception des infrastructures scolaires a été également évoquée lors de cette réunion où le ministre reste optimiste quant à la réception, cette rentrée, de la totalité du programme tracé initialement, ce qui ne va pas régler le problème de la surcharge scolaire.
Pour ce qui est de la mesure consistant à alléger les programmes, le ministre a indiqué qu’elle concerne essentiellement les élèves du primaire avec un allégement d’une heure trente minutes pour les élèves du cycle moyen.
Nouria Bourihane





