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Réaction de Haddadj à l’annonce de la démission du coach national, La FAF supplie Saâdane et… ignore Schnittger

Réaction de Haddadj à l’annonce de la démission du coach national La FAF supplie Saâdane et… ignore Schnittger

La réaction de la Fédération algérienne de football à l’intention de l’entraîneur national Saâdane de démissionner et à la démission de l’Allemand Peter Schnittger est différente.

30 Juin 2008,   Le Jeune Indépendant
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Il a suffi que Saâdane déclare qu’il a l’intention de démissionner pour que le président de la FAF, Hamid Haddadj, réagisse de manière prompte, alors que ce dernier ne semble pas être ébranlé par la démission de Schnittger.

Haddadj a immédiatement réagi à la déclaration de Saâdane, annonçant qu’il le rencontrera cette semaine. «Il n’est pas question que Saâdane démissionne, je le rencontrerai cette semaine», a-t-il dit. Pour rappel, Saâdane avait annoncé qu’il remettra le tablier après le match contre le Liberia.

Ce match coïncidera avec la dernière rencontre de l’équipe nationale dans les éliminatoires jumelées de la CAN et du Mondial 2010.

L’Algérie est condamnée à remporter ses deux dernières rencontres contre le Sénégal à Blida le 6 septembre et contre le Liberia à Monrovia, le mois d’octobre prochain. Un nul éliminerait l’équipe nationale.

A travers l’intention de Saâdane, on se rend compte que lui-même n’est pas sûr de qualifier l’équipe nationale au deuxième tour et anticipe ainsi sur sa démission.

Pis encore, Saâdane a justifié son intention de démissionner par «le bricolage qui sévit toujours à la FAF». Une déclaration de guerre, en fait, aux responsables de la fédération qui ont toujours affirmé avoir mis tous les moyens à la disposition de l’équipe nationale. Malgré ces propos, le président de la FAF compte «supplier» Saâdane pour qu’il ne démissionne pas.

En revanche, la décision de Peter Schnittger de démissionner n’a pas suscité la même réaction chez le président de la fédération.

Ce dernier a fait savoir qu’il a rencontré Schnittger jeudi dernier et s‘est engagé à lui fournir les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. Mais Haddadj a eu cette déclaration lourde de sens : «Si Schnittger veut rester, qu’il reste et s’il veut partir, on ne le retiendra pas.»
En termes plus clairs, la fédération a accepté la démission de Schnittger.

Ce dernier n’a pourtant pas critiqué la FAF , mais il a tout simplement souhaité que l’on mette à sa disposition les moyens nécessaires pour qu’il puisse continuer sa mission.

Schnittger nous disait, il y a quelques semaines, que c’est par amour à la formation qu’il est resté en Algérie où il exerce avec Djamel Menad et Abdelkrim Aradji. Malgré le manque de moyens mis à sa disposition par la FAF et le MJS, il a poursuivi sa mission, son contrat de deux années devant expirer le mois de septembre prochain.

Cependant, devant l’impossibilité de poursuivre sa mission, il a préféré démissionner et quitter le 30 juin. Et dire que l’autre directeur technique national de la FAF, Fodil Tikanouine, qui est gracieusement payé, a mené toutes les sélections nationales des jeunes catégories à l’élimination, des espoirs aux cadets en passant par l’équipe féminine. L’entraîneur de l’équipe nationale A’ et des juniors, Mustapha Heddane a, lui aussi, mené les sélections de ces catégories à l’élimination et a demeuré à son poste.

Schnittger qui a déjà fait ses preuves, part sur la pointe des pieds car il a été recruté par l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum qui avait voulu révolutionner le football et le sport d’une manière générale.

En ce sens, la FAF n’insiste pas pour retenir Schnittger qui aurait pu être d’un grand apport pour la formation en Algérie.

La fédération s’accroche à Saâdane qui poursuit la mission de Cavalli qui avait conduit l’équipe nationale à l’élimination de la CAN 2008. Saâdane, comme Cavalli ne regroupe les joueurs qu’à l’occasion des dates FIFA et programme les matches de l’équipe nationale en France. Il a fait pire que Cavalli qui avait décroché des matches amicaux contre le Brésil et l’Argentine et n’a pas joué dans un terrain vague.

Cela veut dire que la fédération ne s’inquiète pas pour retenir les compétences comme Schnittger. Elle s’accroche à Saâdane, espérant qualifier l’équipe nationale au deuxième tour des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010, la stabilité de la FAF étant tributaire des résultats de l’équipe nationale.

K. A.