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Des études réalisées par l’université d’alger le révèlent, La société algérienne perd ses repères

Des études réalisées par l’université d’alger le révèlent La société algérienne perd ses repères

La société algérienne connaît un «recul» de valeurs sociales, dû notamment à la démission de certains acteurs dans l’éducation et l’orientation sociale tels que la famille.

29 Juin 2008,   Le Midi Libre
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Le directeur du Laboratoire de prévention et d’ergonomie de l’Université d’Alger, M. Hamou Boudrifa, a indiqué, hier, au cours du colloque national sur la famille et l’éducation tenu à El Aurassi à Alger, que la société algérienne connaît un «recul» de valeurs sociales, dû notamment à la démission de certains acteurs dans l’éducation et l’orientation sociale tels que la famille.

En effet, « de nombreuses études réalisées par le laboratoire prouvent la disparition ou le recul de valeurs sociales et morales propres à la société algérienne en, raison de la démission de certains acteurs comme la famille», a-t-il indiqué.

Selon M. Boudrifa, ce phénomène découle des « pressions socio économiques » que subissent les familles algériennes ainsi que du rôle « négatif » de certains médias qui, selon lui, « privilégient l’intérêt commercial aux dépens de leurs Missions éducative et sociale ».

Dans ce contexte, il a appelé l’ensemble des intervenants dans l’éducation et l’orientation sociale (famille, école, mosquée, médias...) à conjuguer leurs efforts dans le but de renforcer les valeurs de la société et de faire face à l’ «invasion culturelle» que connaissent de nombreux pays à l’instar de l’Algérie, par le biais notamment des chaînes de télévision (étrangères).

Ce laboratoire, qui regroupe une dizaine d’équipes d’universitaires et chercheurs, « vient de lancer des études sur la violence en milieu scolaire, les nuisances sonores et leurs impacts physiologique et psychologique dans le milieu professionnel et les comportements à risques chez les usagers de la route », a-t-il souligné.

S’inscrivant dans une toute autre logique, Nouara Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, a indiqué que «les conditions de vie de la famille algérienne sont en constante évolution et aujourd’hui 50% des Algériens jouissent de logement personnel décent».

Evacuant l’aspect moral en rapport avec des valeurs sociales en pleine déliquescence, selon des études universitaires, Mme la ministre poursuit l’énumération des réalisations concrètes du gouvernement, en affirmant que le nombre de logements précaires a diminué de 22,4% sur la période allant de 1998 à 2007.

Elle s’est par ailleurs félicitée que 98% des Algériens soient raccordés au réseau électricité et 60% le sont également au gaz naturel, tandis que 92% sont raccordés aux réseaux d’assainissement.

Sur un autre chapitre, la ministre, qui a insisté sur la nécessité d’accompagner la famille algérienne dans sa vie quotidienne, a souligné la grande importance de la femme au sein de la famille. Ce qui représente à ses yeux un indicateur positif sur le niveau de conscience atteint par la famille algérienne.

La vision des universitaires et celle des politiques sur la situation de la famille algérienne font ressortir une grande contradiction dans l’analyse du fait social en Algérie. Mais les deux sphères sont néanmoins d’accord sur un point, celui d’interpeller tous les acteurs agissant dans le domaine de l’éducation.

La mosquée et la société civile, en passant par l’école et la famille, sont appelées à jouer pleinement leur rôle pour un meilleur épanouissement de la famille algérienne. Epanouissement qui passe par la prévention contre les agressions de la rue et l’utilisation abusive des nouvelles technologies.

Amezghar Karim