Afin de lutter efficacement contre la contrebande Des scanners pour le port
Le service des douanes au port d’Oran sera doté de nouveaux scanners pour renforcer le dispositif de contrôle.
L’acquisition de ces scanners permettra d’intensifier les efforts conjugués dans la lutte contre la contrebande et la contrefaçon, notamment. La décision intervient suite aux recommandations notées lors de la deuxième conférence nationale des cadres douaniers.
A cette occasion, rappelons-le, les intervenants ont souligné la nécessité de consolider les points de contrôle au niveau des zones frontalières. Aussi, la dotation de cet appareillage est prévue pour le parachèvement des dispositifs de contrôle au niveau de l’infrastructure portuaire d’Oran qui connaît une forte densité des activités commerciales.
Dans ce cadre d’ailleurs, les services des douanes devront élaborer un cahier des charges qui les liera avec les opérateurs économiques potentiels dans le domaine des transactions commerciales, comme la Sonatrach, et qui bénéficieront de certains avantages du couloir vert, à savoir le contrôle a posteriori et ce, pour faciliter les opérations de transactions «sûres», selon l’engagement, et ainsi, se consacrer au reste des opérations dites «sensibles».
Il faut remarquer que les services des douanes au niveau du port d’Oran sont à pied d’œuvre en ce qui concerne la lutte contre la contrefaçon et entendent, dans ce cadre, généraliser les conventions de coopération avec les entreprises nationales et étrangères dont les mêmes types de produits transitent par le port, et qui détiennent de grandes marques commerciales.
Sur ce point, deux conventions ont déjà été signées avec BCR et Philip Morris. Le déploiement d’autant de moyens, matériels et relationnels, est dicté par les ambitions de l’économie nationale s’ouvrant à la mondialisation.
Et il est impératif aujourd’hui, de mobiliser plus d’instruments de contrôle ainsi qu’une mise à niveau des moyens humains et logistiques en rapport avec les nouvelles missions confiées aux douanes qui tendent à plus de professionnalisme et de modernisation. D’ailleurs, l’institution sera dotée de 10 milliards de dinars, pour la modernisation des infrastructures, à travers le pays, et la création de plus de 41 nouvelles infrastructures.
La mission au niveau du port d’Oran est l’une des plus sensible à travers le territoire national, à savoir aussi rude qu’au Sud et ce, pour la simple raison que la wilaya représente un enjeu majeur pour l’économie du pays et tend à devenir un pôle unique devant faire face à une évolution de la criminalité et de la fraude, qui intervient parallèlement à l’évolution de l’économie locale.
En effet, plusieurs marques s’installent à Oran et l’image d’El Bahia est en jeu car il est plus facile aujourd’hui de constater la qualité du contrôle des services concernés. Toute éventuelle défaillance dans la chaîne de contrôle causerait des pertes à l’économie locale en «chassant» les vrais investisseurs qui craignent pour leur image de marque.
R.Benchikh





