La liste des dangereux terroristes d’Al-Qaïda mise à jour Droukdel, Belmokhtar et El-Para dans le «hit-parade»
Le comité de lutte antiterroriste dénommé «Comité des sanctions contre Al-Qaïda et les Talibans» et dépendant du Conseil de sécurité de l’ONU a mis à jour, fin avril dernier, sa liste des individus qu’il est chargé de poursuivre et de juger.
Cette mise à jour, qui est la sixième du genre, comprend 13 individus et 3 organisations, selon un communiqué du comité des sanctions contre Al-Qaïda et les Talibans, qui les a inclus dans sa liste consolidée.
Le communiqué ajoute que ces entités doivent être l’objet des mesures contenues dans la résolution 1735 du Conseil de sécurité, adoptée en 2006. Les changements dans cette liste sont intervenus du fait d’appartenance ou de complicité avec l’organisation Al-Qaïda.
Et le premier à être ajouté dans cette liste n’est autre que Abdelmalek Droukdel, l’»émir» national du GSPC qui se présente également comme celui de l’Organisation d’Al-Qaïda au Maghreb. Né à Meftah, dans la wilaya de Blida en avril 1970, il est connu aussi sous le surnom d’Abou Mossaab Abdelouadoud.
Chef sanguinaire qui a introduit les attentats kamikazes et fait dépasser à son organisation un nouveau stade de la barbarie, il n’a été ajouté à la liste du comité que depuis la fin 2007, alors que son nom circulait déjà dans la presse en tant que lieutenant de son prédécesseur, l’ancien émir abattu par les unités de l’ANP dans la région de Bejaia, Nabil Sahraoui.
Ce dernier cumule plusieurs condamnations à la peine capitale prononcées à son encontre par les tribunaux d’Alger, de Tizi-Ouzou et de Boumerdès.
Classé n°3 de cette liste, Abderrezak El-Para, de son vrai nom Ammari Saïfi, figure sur cette liste depuis décembre 2003. Né à Kef Rih, dans la région de Guelma, il aurait aussi d’autres surnoms comme Abou Haidara, El-Ourassi, Abderrezak Zaimeche ou Abderrezak Ammane Abou Haidra.
Il est porté sur cette liste depuis octobre 2004, date de son incarcération en Algérie. Il est suivi dans cette liste par un autre terroriste non moins connu, car c’est un autre «émir» du désert et qui, semble-t-il, se serait rendu récemment, Mokhtar Belmokhtar. Né en juin 1972 à Ghardaïa, ses surnoms sont nombreux: Belaouar Khaled Abou El-Abbas, Belmokhtar Khaled Abou El-Abbas, Khaled Abulabbas Naour ou encore Belaouar.
Mais il reste le seul dont les données complètes soient connues de ce comité, à en croire sa liste. Listé depuis novembre 2004, il est maintenu depuis dans toutes les mises à jour faites jusque-là, malgré les nombreuses annonces de sa mort.
Parmi les autres individus sur cette liste (tous des Algériens), l’on retrouve le dénommé Youcef Abbès, né à Bab El-Oued et portant le surnom de Giuseppe. N’ayant aucune adresse connue en dehors de son ancien domicile à Milan, en Italie, il est sur la liste depuis mars 2004.
Il en avait été supprimé en 2000, après des informations imprécises faisant état de son décès. Sa remise sur la liste vient du fait que des éléments nouveaux sont venus mettre en doute sa mort. L’on cite également Hacène Allane, né le 17 janvier 1941 à Médéa. Il porterait plusieurs surnoms: Hassan El-k’bir, Cheikh Abdelhaï, Boulahia, Abou Al-Foutouh, Cheikh Ahcène...
Son dossier est similaire à celui qui précède, car Hacène Allane, supposé décédé en avril 2004 au Nord du Niger, pourrait ne pas l’être également. Né en novembre 1963, L’Hadi Bendebka, surnommé Abd Al-Hadi ou tout simplement Hadi, habitait pour sa part San Zenone, en Italie. Le comité le réclame à l’Italie depuis mars 2004, date à laquelle il a été condamné par la cour d’appel de Naples à huit ans d’emprisonnement.
Arrêté en Libye en juin 2004 et extradé vers l’Algérie en juillet de la même année, Kamel Djermane a été ajouté à la liste du comité ainsi mise à jour. Né en octobre 1965 à Oum El-Bouaghi, il porte les surnoms de Bilal, Fodhil ou Abou Abdeljalil.
A cette liste, s’ajoutent d’autres individus comme Dahou El-Aïch, né en 1964 à Blida et supposé mort au Tchad en 2004 sans que cela ne soit encore confirmé; un certain Djamel Lounici, né en février 1962 et détenu à ce jour en Italie ou encore Djamel Mostefa, un natif de Tiaret, lequel porte plus de 10 identités différentes; détenu en Allemagne en août 2006 et extradé vers l’Algérie en septembre 2007.
Deux autres individus sont supposés se trouver en Algérie, dont l’un aurait été condamné par la justice italienne à huit mois de prison. Enfin, la liste se termine par un certain Ahmed Zerfaoui, natif de Chréa, membre du GSPC et supposé avoir été tué au nord du Mali en 2006.
La liste des 3 organisations est, cela dit, assez surprenante, puisqu’elle inclut le GIA (qui existerait donc toujours, selon le comité en question), mais pas le GSPC. Les deux autres organisations sont la très méconnue DHDS (Djamaat houmat daawa salafia), auparavant katibat El-Ahoual, et estimée à 50 éléments en novembre 2007), et l’Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, au nombre estimé à 700 éléments selon la même source.
Amine B.





