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Accidents, drogue et chômage à Béchar, Un constat accablant

Accidents, drogue et chômage à Béchar Un constat accablant

Les accidents de la route, la drogue et le chômage restent les problèmes auxquels font face les différents corps de sécurité et ne cessent d’envenimer le quotidien des Bécharis.

24 Mai 2008,   L'Echo d'Oran
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En effet, la multiplication de ces événements qui entraînent des dégâts humains et matériels importants, dus le plus souvent au non-respect du code de la route et à l’excès de vitesse, est devenue scandaleuse.

Le plus souvent, ces accidents se produisent en dehors de l’agglomération où le non-respect du code de la route, et notamment des panneaux de signalisation est monnaie courante.

En effet, selon les services de police en charge de la circulation routière, deux endroits semblent avoir acquis la triste réputation d’être à l’origine de la quasi-totalité de ces accidents graves, en l’occurrence à la sortie nord de la ville de Béchar sur la RN 6 et sud sur la même route. Selon des témoignages, rares sont les accidents produits sur cette route qui n’ont pas fait de victimes.

Cette importante voie de communication nationale, qui enregistre un grand trafic routier, et sur laquelle se produisent de nombreux accidents, impose la mise en place d’une équipe médicale spécialisée au niveau des urgences médicochirurgicales opérant sur tout le tronçon de cette route, afin d’intervenir sur place en cas de nécessité et éviter des évacuations en catastrophe qui, souvent tournent au drame, dirons plusieurs personnes.

Et d’ajouter, que ces services mobiles d’urgences, non seulement diminuent de la pression sur les hôpitaux, mais aussi seront d’une grande efficacité, puisqu’ils permettent aux médecins présents d’intervenir immédiatement et porter secours et soins aux victimes.

Selon des sources proches des brigades de sécurité routière, le nombre d’accidents de la circulation est en nette hausse, notamment ces cinq dernières années qui ont enregistré une augmentation sensible du parc automobile de la wilaya d’une part, et d’autre part à l’état de réfection ainsi qu’au non-respect de la réglementation régissant les routes.
Les accidents à l’intérieur de l’agglomération demeurent aussi fréquents et peuvent être évités pour peu que les conducteurs fassent attention, indiquera Si Ali, un officier chargé de la circulation routière.

Il est à noter que l’un des problèmes sur lequel un grand nombre de citoyens sont unanimes à dire qu’il est l’un des facteurs qui contribuent à la multiplication des accidents de la route et perturbent beaucoup la circulation routière, c’est l’absence d’implantation des feux tricolores à travers un grand nombre d’artères et de carrefours dans la ville et les quartiers importants tels que Debdada, Béchar Djedid, Haï Salem.

On signale que ces feux tricolores qui existent au niveau d’une seule artère de la ville demeurent nettement insuffisants et en deçà des besoins d’une grande ville comme Béchar. Ces quartiers dépourvus de feux signalétiques enregistrent chaque fois des accidents.

Devant le regard impuissant des passants, si ces quartiers étaient dotés de tout ce qu’il faut en matière de signalisation routière, le nombre des accidents serait moindre ou inexistant et la circulation serait plus fluide, a affirmé un ancien agent de l’ordre en retraite.

S’agissant de la drogue, celle-ci semble connaître un essor important dans cette région ces derniers temps, elle constitue un refuge derrière lequel se cachent les uns pour échapper aux dures réalités sociales et un gain d’argent facile pour les autres chargés d’approvisionner le marché local.

Fumer un joint pour vivre quelques moments dans l’illusion et les fausses impressions, est devenu pour un certain nombre de jeunes et d’adultes, presque une nécessité. De ce fait, le nombre des dealers est en augmentation, selon des sources bien informées, ainsi que celui des produits prohibés. La wilaya paraît connaître une mutation et passer de zone de transit, en zone de consommation et même de production, eu égard aux quantités de chanvre indien et de cannabis plantés dans certaines communes, notamment Ouled Khadir, Tabelbala, etc.

Leur arrachage par des brigades de gendarmerie prouve le tournant que connaît cette région. Ajouter à cela les quantités impressionnantes de kif traité saisies par la douane et la gendarmerie, à chaque fois en provenance de la bande frontalière algéro-marocaine, dont la dernière cargaison saisie remonte au mois de février passé, estimée à 2,5 tonnes de kif traité.

C’est dire que la prolifération de la drogue dans cette région du pays n’est pas un vain mot mais bel et bien une réalité palpable qu’il faut d’ores et déjà combattre avec une grande fermeté, avant qu’elle n’atteigne d’autres proportions, indiquent plusieurs observateurs de la scène locale. Ainsi, en l’absence de toute perspective d’avenir, un certain nombre de jeunes activent dans ce domaine de la drogue, faisant fi de la loi interdisant le recours à l’usage et au trafic de ce produit prohibé.

En effet, justifier le chômage par le recours à la contrebande de la drogue est intolérable, diront certains, avant de conclure que beaucoup de chantiers de construction de logements et autres ont besoin de main-d’œuvre. Pourquoi ces jeunes activant dans le circuit de la drogue, ne vont-ils pas œuvrer honorablement et gagner leur pain à la sueur de leur front ? Au lieu de risquer leur vie et leur avenir dans le trafic de la drogue.

Bahadji Hadj