Reconnaissant son leadership politique et économique au Maghreb Rice qualifie l’Algérie de championne de la sécurité internationale
La secrétaire d’Etat américaine, Mme Condoleezza Rice, a qualifié hier l’Algérie de championne de la sécurité régionale et internationale et de «leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà», faisant part de son vœu que les relations entre Alger et Washington connaissent un développement fécond.
Dans une déclaration écrite adressée à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger, à l’occasion de l’inauguration de son nouveau siège dont le Jeune Indépendant a obtenu une copie, Mme Rice a souligné que «l’Algérie est championne de la sécurité régionale et internationale, son économie a fait de grands progrès et sa société est en train de devenir plus ouverte que jamais».
Mme Rice a reconnu le chemin parcouru par l’Algérie depuis qu’elle a émergé en tant que nation indépendante», a-t-elle relevé dans sa déclaration lue par l’ambassadeur américain à Alger, M. Robert S. Ford, lors de la cérémonie et publiée sur le site Internet de la représentation diplomatique américaine à Alger.
«En 1962, l’Algérie se remettait encore d’une guerre terrible, avec une économie brisée et la perte de plus d’un dixième de son peuple», a-t-elle rappelé, faisant savoir que son pays avait nommé son premier ambassadeur à Alger en 1962, consacrant «la détermination des Etats-Unis à soutenir le peuple algérien dans la construction de sa nouvelle nation».
Exprimant sa fierté pour le rôle joué par l’ambassade américaine à Alger dans la promotion des relations algéro-états-uniennes, Mme Rice a fait part aussi de son souhait de voir se hisser encore plus les rapports entre les deux pays dans le domaine de l’éducation, des échanges culturels, de la coopération judiciaire, des affaires et de la coopération sécuritaire.
De son côté, l’ambassadeur américain à Alger, M. Robert S. Ford, a souligné l’engagement américain à «établir un partenariat durable en Algérie» et à «accroître davantage» les relations bilatérales.
M. Ford a souligné que le nouveau siège qui a coûté 90 millions de dollars est l’illustration des relations solides et en perpétuel développement entre l’Algérie et les Etats-Unis. Il a ajouté que les détails architecturaux algériens employés dans le design représentaient un échange culturel, un partage et un apprentissage des cultures des deux pays.
Il a réaffirmé l’engagement de son pays à établir «un partenariat durable en Algérie qui comprend le développement économique, la coopération pour la sécurité régionale, l’éducation, la justice, le secteur des finances et plus d’échanges» entre les deux peuples.
M. Ford qui a été en poste à Alger de 1994 à 1997 avant de revenir il y a trois ans a, par ailleurs, exprimé son «grand plaisir de voir le chemin parcouru par l’Algérie vers la paix et la prospérité durant cette dernière décennie», mais aussi de «voir le développement des relations entre le peuple algérien et le peuple américain».
M. Ford a jugé que la coopération entre Washington et Alger pourrait se développer davantage, pour peu que l’Algérie, son économie et sa société deviennent de plus en plus ouverts au monde.
K. M.





