Chakib khelil l’a annoncé hier : Le gasoil coûtera plus cher
Afin de préserver l’environnement, le ministre de l’Energie et des Mines préconise l’instauration d’une vignette d’imposition pour décourager l’achat de véhicules utilisant le gas-oil et l’augmentation du prix de ce carburant.
Concernant l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz, le ministre dira : « Nous avons mis en place une loi sur l’électricité avec une commission de régulation indépendante de Sonelgaz pour vérifier que les coûts sont raisonnables et représentatifs et c’est cette commission qui fait l’évaluation des besoins financiers et qui soumet des propositions au gouvernement. »
Le ministre de l’Energie et des Mines est contre l’utilisation du gas-oil.
C’est du moins ce qui ressort de son intervention, hier, au Forum El-Moudjahid. En plus du fait que l’Algérie dépense des sommes colossales pour son importation, le gas-oil nuit grandement à l’environnement.
«On perd dans cette équation » dira Khelil qui préconisera l’instauration d’une vignette d’imposition pour « décourager l’achat de véhicules utilisant ce carburant » Une taxe qui sera proposée dans le cadre de la loi de finances prochaine dira Khelil. Un fonds pour les transports sera créé, lequel fonds sera financé par la taxe sur le diesel.
L’augmentation des prix de l’électricité considérée comme « inéluctable » par le P-dg de Sonelgaz, a été longuement discutée hier par le ministre de l’Energie et des Mines Chakib Khelil.
Alors que les salaires des Algériens sont restés en l’état, l’augmentation des tarifs d’électricité et du gaz pour rembourser les dettes de Sonelgaz ne feront qu’exacerber davantage la situation déjà critique des Algériens. Khelil tente d’expliquer la situation : « La Sonelgaz est une entreprise publique qui fonctionne sur la base de revenus qu’elle obtient, et qui consistent à faire payer les factures d’électricité et de gaz.
Ce sont là les seuls revenus de l’entreprise servant à payer ses frais opératoires, ceux de son personnel et l’amortissement de ses équipements.» Pour ce faire, selon Khelil, l’entreprise de Bouterfa est appelée à investir. Il dira à cet effet qu’« il faut préparer les 20 prochaines années pour construire les centrales électriques.
Pour faire face à l’augmentation éminente de la consommation additionnelle, Sonelgaz est obligée d’investir. » Comment financer ses investissements ? « Une partie du financement provient de ses fonds propres, l’autre, des prêts bancaires mais les banques ne lui prêteront pas indéfiniment si elle n’est plus rentable. » La Sonelgaz a donc eu accès au marché obligataire pour avoir ces financements.
Il affirmera dans un autre registre : « Nous avons mis en place une loi sur l’électricité avec une commission de régulation indépendante de Sonelgaz pour vérifier que les coûts sont raisonnables et représentatifs et c’est cette commission qui fait l’évaluation des besoins financiers et qui soumet des propositions au gouvernement.
C’est donc ce dernier qui prend les décisions. » Pour illustrer la nécessité de faire sortir l’entreprise de la crise, Chakib Khelil qui soutient Sonelgaz dans ses démarches, et qui penche pour le soutien de l’Etat, il citera le cas de l’EDF (Electricité de France) qui a été aidée par le gouvernement français avant quelle devienne une grande entreprise.
L’Etat est ainsi appelé à trancher cette question avant 2010, date à laquelle la Sonelgaz devrait commencer à rembourser les dettes contractées auprès des banques. Le président en exercice de l’Opep, parlera également de l’organisation qu’il dirige et de l’évolution du marché pétrolier ainsi que du rôle de l’Algérie.
« Les indicateurs fondamentaux indiquent qu’il n’ y a pas pénurie et les stocks sont à des niveaux adéquats » affirmera d’emblée Khelil qui dira que l’Opep dispose d’une capacité non utilisée (Spare capacity) permettant de répondre à toute demande additionnelle. Dans le secteur des mines, le ministre annoncera la création de l’institut algérien des mines dont le siège est à Tamanrasset. Cet institut ouvrira ses portes dès septembre prochain.
Le ministre insistera sur la promotion de l’énergie solaire par le développement de nouvelles filières technologiques et citera deux projets en vue : le projet de la centrale électrique hybride solaire-gaz de Hassi Rmel (150 méga watts) et la ferme éolienne de Tindouf (10 méga watts). Ces projets porteront la part des énergies renouvelables à 6%. Par ailleurs il indiquera que les revenus pétroliers de l'Algérie pourraient atteindre les 80 milliards de dollars à la fin 2008 selon Khellil, si les prix restent stables.
Jusqu’ en avril 2008, ils ont atteint 27 milliards de dollars. Le ministre de l’Energie et des Mines est contre l’utilisation du gas-oil. C’est du moins ce qui ressort de son intervention, hier, au Forum El-Moudjahid. En plus du fait que l’Algérie dépense des sommes colossales pour son importation, le gasoil nuit grandement à l’environnement.
« On perd dans cette équation » dira Khelil qui préconisera l’instauration d’une vignette d’imposition pour « décourager l’achat de véhicules utilisant ce carburant » Une taxe qui sera proposée dans le cadre de la loi de finances prochaine dira Khelil. Un fonds pour les transports sera créé, lequel fonds sera financé par la taxe sur le diesel.
Saïd Mekla





