Contrefaçon du médicament Des mesures pour débusquer les fraudeurs
Pour la qualité, il s’agit de contrôler l’ensemble des produits médicamenteux et prendre les mesures qui s’imposent lorsque des doutes planent sur les composants des produits susceptibles d’altérer leur nature ou présenter des anomalies, telle que la péremption.
A l’effet de conforter la réglementation et la qualité des produits pharmaceutiques, la problématique de la contrefaçon et des médicaments ne répondant pas aux normes sera bientôt résolue selon M. Mansouri, responsable pharmaceutique qui a donnée une conférence, hier à l’hôtel El Aurassi, en marge de la journée scientifique organisée par la faculté de médecine d’Alger.
« Tous les produits seront désormais enregistrés avant leur commercialisation. Pour ce qui est de la qualité, il s’agit de contrôler l’ensemble des produits médicamenteux et prendre les mesures qui s’imposent lorsque des doutes planent sur les composants des produits susceptibles d’altérer leur nature ou présenter des anomalies, tel que la péremption.
Nous demanderons une documentation de haut niveau concernant la qualité et les actifs des médicaments importés. Ainsi, nous exigerons un certificat de fabrication et de bonne qualité même si ce document est difficile à obtenir », a-t-il notamment affirmé.
Quant à la directrice du département de pharmacie de la faculté de médecine d’Alger, le Pr Beghdadi et la conférencière F.Z Ghanassi, qui a présenté une communication sur les paramètres d’action dans la surveillance des produits pharmaceutiques, elles estiment que l’objectif essentiel de cette rencontre consiste à sensibiliser les gens de la profession et l’opinion publique, ainsi que les autorités compétentes sur la nécessité de combattre la contrefaçon des produits pharmaceutiques dont certains présentant des irrégularités sont commercialises en Algérie.
« Il faut absolument trouver une stratégie opportune afin de contrecarrer les ravages et les dangers avérés des produits pharmaceutiques contrefaits très dangereux et nocifs pour la santé publique », ont-elles déclaré.
La situation actuelle du marché national pharmaceutique est caractérisée par des scandales et des problèmes inhérents aux aléas des médicaments non contrôlés avant leur utilisation par les centres hospitaliers et par les patients.
A titre d’exemple et récemment le ministère de la Santé et de la réforme hospitalière a innocenté des ophtalmologues de l’hôpital de Beni Messous, accusés d’être à l’origine d’un scandale ayant causé la cécité à pas moins de 15 personnes ayant suivi un traitement dans cet établissement hospitalier.
Le médicament injecté à ces patients leur a carrément fait perdre la vue après en avoir donc reçu une dose. Pourtant la vente a été suspendue sur le marché international mais sa commercialisation a été jugée normale sur le marché national.
D’autres communications ont été données par les conférenciers, telles que celles liées à l’analyse par activation neutronique, la nécessité du suivi biologique de quelques molécules médicamenteuses et le contrôle microbiologique des antibiotiques.
Amar Aouimer





