Accueil>Info Algérie>Article: Le jour d'Algérie

Après Interpol, Droudkel sur la nouvelle liste du FBI

Après Interpol Droudkel sur la nouvelle liste du FBI

Le chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelouaddoud, alias Abou Djaâfar Abdelouaddoud, a été ajouté sur la nouvelle liste du FBI comprenant les chefs terroristes islamistes les plus recherchés au monde.

19 Mai 2008,   Le jour d'Algérie
Imprimer Envoyer cet article à un ami Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte

Le Bureau fédéral d’investigation (FBI) annonce également une récompense pour toutes informations menant directement à son arrestation ou à son élimination.

Cette nouvelle décision du FBI vient quelques mois seulement après celle d’Interpol. Cette organisation internationale de police avait lancé, rappelons-le, au mois de novembre de l’année dernière un mandat d’arrêt international à l’encontre du chef du GSPC, suite à un mandat d’arrêt international lancé par le tribunal de Tizi Ouzou.

Cette nouvelle liste du FBI comprend d’autre part quelques trente-trois chefs rebelles de plusieurs organisations terroristes mondiales, Al Qaïda surtout mais aussi du GSPC ou le groupe islamiste des combattants des Philippines, d’Abou Sayef, du groupe des combattants libyens, du groupe islamique des combattants marocains (GICM) et autre groupe tunisien.

Des récompenses allant de 5 à 25 millions de dollars sont offertes par le FBI pour chaque «tuyau» qui mène vers l’arrestation ou à la condamnation d’un des chefs islamistes recherchés. Le FBI compte, par l’intégration d’Abou Mossaâb dans cette liste des fugitifs islamistes, justifier quelque part ses intentions et ses objectifs dans la région Nord du Maghreb, d’autant plus que le FBI a annoncé récemment la prochaine ouverture d’un bureau à Alger.

L’émir national du GSPC est à la tête de cette organisation depuis le 6 août 2004, date à laquelle Droudkel s’est démarqué par sa nouvelle méthode d’attentats suicides en plus des cibles étrangères. D’abord cantonné dans la région de Grande Kabylie, où il est très actif, il a acquis une notoriété internationale depuis l’enlèvement des trente-deux touristes européens au Sahara en 2003.

Depuis il est derrière les attentats simultanés qui ont visé la capitale ces deux dernières années. Des attentats surtout suicides, mais aussi des attentats qui ont visé des employés étrangers, des Russes, Français et Chinois notamment. Les actions de terreur de cette nébuleuse du GSPC qui ont ciblé des étrangers, ont poussé beaucoup de pays européens à le considérer comme une véritable menace pour l’Europe ainsi que pour toute la région.

Outre Droudkel, le FBI est sur la trace de trente-deux chefs islamistes, le chef d’Al Qaïda et son bras droit, respectivement Oussama Ben Laden et Al Zawahiri. D’autres chefs islamistes de différentes nationalités, sont considérés aujourd’hui comme des terroristes très dangereux.

Dix Saoudiens, trois Kenyans, trois Libanais, deux Tunisiens, deux Marocains, un Américain, un Philippin, deux Palestiniens, un Libyen, trois Egyptiens, deux Yéménites et deux autres de nationalités soudanaise et syrienne. Des récompenses sont offertes par le FBI pour tous ceux qui fourniront des informations sur ces islamistes fugitifs.

Oussama Ben Laden, alias l’Emir Abou Abdelah, dit aussi Cheikh Moudjahid, recherché par le FBI pour meurtre de ressortissants américains dans plusieurs pays en dehors des Etats-Unis, conspiration de meurtre contre des ressortissants américains, attentats contre des installations fédérales entraînant la mort des milliers de personnes.

Parmi les attentats d’envergure dont Oussama Ben Laden est aujourd’hui accusé, figurent les bombardements des ambassades des Etats-Unis à Dar-Essalam, en Tanzanie et à Nairobi, au Kenya. Ces attaques ont fait plus de 200 morts, parmi eux des Américains. Aussi, le n°1 d’Al Qaïda est derrière les attentats du 11 Septembre 2001 qui ont visé les deux tours jumelles et ceux de  Londres du 7 juillet 2005, tous revendiqués par Al Qaïda.

En outre, le milliardaire saoudien est un suspect dans d’autres attaques terroristes à travers le monde, notamment Madrid, les derniers attentats suicides d’Alger mais aussi les attentats au Pakistan et en Afghanistan. Le chef d’Al Qaïda est né, rappelons-le, en 1957 en Arabie saoudite, et se trouve actuellement dans les chaînes montagneuses qui séparent le Pakistan del’Afghanistan, selon le FBI.

Une récompense de 25 millions de dollars est offerte par les Etats-Unis  pour la capture ou la mort d’Oussama Ben Laden. Son compagnon d’armes, n’est autre que l’Egyptien Ayman Al Zawahiri, alias Abou Mohamed, Abou Fatima, Mohamed Ibrahim dans le milieu islamique égyptien, Abou Abdelah ou Abdel Mouaiz.

Le numéro deux d’Al Qaïda, pour lequel les Etats-Unis offrent également une récompense de 25 millions de dollars, est considéré par le FBI comme étant le cerveau d’Al Qaïda. Le planificateur des attentats terroristes à travers le monde, Ayman Al Zawahiri né le 19 juin 1951 en Egypte,   médecin de son état, est le père fondateur du Djihad Islamique Egyptien (DIE).

Cette organisation terroriste égyptienne dont l’idéologie est d’installer un Etat islamique, s’oppose depuis quatre décennies au gouvernement laïc égyptien. De 1990 jusqu’à 1998, la «Djamaâ Djihadia Islamia» sous les commandes d’Ayman Al Zawahiri, a tué de nombreux policiers et militaires. L’objectif de Zawahiri et ses sbires est de renverser le gouvernement égyptien par tous les moyens y compris le recours à la violence.

Ce qui est considéré comme un véritable échec de cette organisation qui, selon le FBI se trouve à un tournant décisif de son histoire. Cette organisation a connu un éclatement interne suite auquel beaucoup de ses cadres se sont retirés de la «Djamaâ Islamia». Devant cette situation, le Djihad islamique égyptien, emmené par Al Zawahiri, n’avait d’autre choix que de fusionner avec Al Qaïda, et c’est ce qui arriva en 1998.

Depuis, Al Zawahiri a publiquement intégré Al Qaïda d’Oussama Ben Laden dont il est même devenu le bras droit.

Sofiane Abi