Bouterfa, le P-DG du groupe, évoque une situation financière critique Sonelgaz sous haute tension
Pour 2008 l’augmentation des tarifs n’est pas prévue, mais il va bien falloir ouvrir le dossier afin de voir comment on peut faire face à toutes les dettes contractées par la Sonelgaz auprès des banques et qui seront remboursables à partir de 2010.
Le P-dg du groupe Sonelgaz dira que pour rembourser la dette, soit l’entreprise augmente ses tarifs, soit l’Etat met la main à la poche «Si l’Etat veut faire du social, à travers son refus d’augmenter les tarifs de consommation de l’énergie, auquel cas il faudrait bien que la Sonelgaz puisse rembourser sa dette».
Pour résoudre le problème, Boutarfa n’a pas fait dans la litote : «Il faut procéder purement et simplement à l’augmentation des tarifs pour éviter à l’entreprise une situation de crise».
« Pour 2008, en tout cas, l'augmentation des tarifs n'est pas prévue, mais il va bien falloir ouvrir le dossier afin de voir comment on peut faire face à toutes les dettes contractées par la Sonelgaz auprès des banques et qui seront remboursables à partir de 2010 », a déclaré Nourredine Boutarfa, Présidentdirecteur général du groupe Sonelgaz en marge d'une conférence de presse sur le rapport de gestion 2007 consolidé et les comptes sociaux du groupe, tenue, hier à Alger.
Sur ce point précis, le P-dg du groupe Sonelgaz, dira que « pour rembourser la dette, soit la Sonelgaz augmente les tarifs, soit l'Etat met la main à la poche », car, selon lui, « l'Etat doit trancher à propos de cette question ».
Et d'ajouter ceci : « Si l'Etat veut faire du social, à travers son refus d'augmenter les tarifs de consommation de l'énergie, auquel cas il faudrait bien que la Sonelgaz puisse rembourser sa dette ». Pour résoudre le problème, Boutarfa n'a pas fait dans la litote : « Il faut procéder purement et simplement à l'augmentation des tarifs pour éviter à l'entreprise des situations de crise ».
A cet effet, le P-dg de Sonelgaz dira ceci : « Je veux, comme tout autre responsable d'entreprise, la liberté d'action et la liberté des prix ». Mais, déplore -t-il, dans le secteur de l'électricité, les prix au consommateur final sont régulés, soulignant que la loi prévoit, dans ce genre de cas que « l'Etat doit fournir la différence de prix au cas où l'entreprise se trouve dans des difficultés financières ».
Toutefois le responsable de la Sonelgaz reconnaît la difficulté et la sensibilité de la question du prix de l'électricité, expliquant que « toute augmentation des tarifs se répercutera négativement et directement sur le citoyen, d'où la nécessité de l'implication de l'Etat dans la politique des prix énergétiques, surtout dans des pays en voie de développement » Un problème abordé par le conférencier est lié aux délestages.
Selon lui, ce problème est dû à la mauvaise qualité du service ainsi qu'à l'instabilité de la réserve mais pas à l'incapacité de son groupe. L'autre volet abordé par l'interlocuteur est celui des énergies renouvelables.
« Dans le cadre du programme sur les énergies renouvelables prôné par les pouvoirs publics, en tant que partenaire activant dans l'énergie, nous posons la question de savoir s'il faut simplement importer les énergies renouvelables ou bien créer une valeur ajoutée sur le marché national ».
Sur cette question précise, Boutarfa dira que « la Sonelgaz a proposé de promouvoir le développement d'une industrie sur les énergies renouvelables », soulignant à ce propos que le groupe entend entrer en partenariat avec le centre ETS de Sidi Bel Abbès. Dans ce sens, Boutarfa a fait savoir que l' Algérie recèle des capacités avérées dans ce domaine, un savoir-faire qu'il faut transformer à travers ce partenariat.
En tous les cas, c'est ce que tente, dirat- il, l'entreprise de faire à travers une proposition émanant de la Sonelgaz, qui a été soumise au ministère de l'Energie et des Mines qui, à son tour, a saisi le chef du gouvernement. Le P-dg de la Sonelgaz souhaite que cette proposition soit traitée dans les meilleurs délais.
Il a précisé dans ce sens que « la Sonelgaz projette de reprendre une des sociétés actuellement proposée à la privatisation pour qu'il puisse la reprendre, en vue de mener à terme ce programme. Pressé de divulguer le nom de cette entreprise, Boutarfa a éludé la question, car, dira -t-il vous donner le nom de cette entreprise n'est pas important dans la mesure où la proposition n'a pas été encore tranchée au niveau du gouvernement.
Hacène Nait Amara





