Ils sont estimés, par moment, comme des lieux de délinquance Les cybercafés sous la loupe de la gendarmerie
Les cybercafés peuvent représenter un véritable danger pour la société et surtout être un lieu de débauche pour les enfants. «Parfois, ce sont des lieux de délinquance», a affirmé le colonel Djamel Beredjan, le chargé à la gendarmerie nationale de la prévention et de la lutte contre la cybercriminalité.
Il révèle à l’occasion que «les cybercafés sont contrôlés d’une manière cyclique et de très près par des unités spécialisées de la gendarmerie qui luttent contre la cybercriminalité». Intervenant hier à la radio, le responsable estime que les statuts des cybercafés doivent être reconsidérés.
«On suggère de changer la législation concernant les cybercafés, notamment dans la gestion interne ou le statut spécifique», en s’étonnant que «ces mêmes lieux soient considérés comme des lieux de commerce» comme toute surface commerciale.
Ainsi donc, et sans fournir de statistiques arrêtées sur le phénomène de la cybercriminalité, l’intervenant a révélé que les services de la gendarmerie nationale ont installé des unités de cybercriminalité spécialisées dans la lutte contre le phénomène de la criminalité sur la toile.
Il souligne que ces unités, qui ont suivi des stages de formation dans le domaine, font un travail d’investigation off line et même on line. «Nos unités formées dans la cyberenquête interviennent sur la toile pour lutter contre toutes les formes de criminalité», a-t-il dit, révélant également qu’elles utilisent les techniques de pointe les plus avancées pour mener à bien leur mission.
A propos de la pédophilie on line, les services de la gendarmerie assurent que ce phénomène n’est pas très présent chez nous. «C’est un phénomène qui n’est pas encore très répandu en Algérie», a-t-il indiqué en précisant toutefois que «le phénomène est suivi de très près par les enquêteurs» pour prévenir contre toute éventualité.
Le colonel Beredjan a passé en revue les différents cas de cybercriminalité que connaît l’Algérie, notamment l’usurpation d’identité, nouvelle forme de délinquance qui touche tous les pays, cas dans lequel il s’agit de s’approprier l’identité d’autrui. Et là, ce sont les banques qui sont menacées, avec le risque de détournement des comptes bancaires.
Il reste qu’en Algérie la lutte est très compliquée, notamment en l’absence d’une réglementation claire et ferme qui oblige les providers d’Internet ou les gérants de cybercafés de sauvegarder les données relatives aux sites consultés durant plus d’une année. Et toute la difficulté est dans l’usage que font les terroristes de l’Internet à travers les cybercafés, étant donné qu’il est extrêmement difficile d’avoir une traçabilité de l’information.
Mais les services algériens sont déjà en contact avec des services étrangers en matière de lutte, procédant à l’échange d’informations sur des sites où s’échangent des informations électroniques des terroristes.
Dès lors, on n’hésite pas à proposer pour l’identification de l’utilisateur des sites Internet avec l’installation dans l’ensemble des cybercafés de caméras. L’usage des cybercafés par les terroristes pour organiser leurs attentats terroristes est un autre risque majeur notamment pour notre pays. L’on se rappelle des derniers attentats terroristes au Maroc qui ont eu pour centre opérationnel des cybercafés.
Tahar A.O.





