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Affaire du chantier de Ahnif, “Les Chinois nous ont attaqués sur ordre d’un de leurs chefs”, dénonce un des blessés

Affaire du chantier de Ahnif “Les Chinois nous ont attaqués sur ordre d’un de leurs chefs”, dénonce un des blessés

Des échauffourées ont éclaté, avant-hier, entre des ouvriers algériens employés de l’entreprise chinoise CITIC chargée de la réalisation du tronçon autoroutier El Adjiba - Bordj Bou Arreridj venus protester contre les conditions de travail dans lesquels ils exercent depuis plusieurs mois, et des Chinois postés devant le siége de l’entreprise, située à la sortie de la ville de M’chedallah.

19 Mai 2008,   La Dépêche de Kabylie
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Pour rappel, ces échauffourées ont fait deux blessés (deux frères originaires de la localité d’Ahnif) parmi les employés algériens.

L’un d’eux, Boualem Dechoune, s’est présenté hier à notre bureau muni d’un certificat médical délivré par un médecin du secteur sanitaire de M’chedallah. Selon les dires de l’employé blessé-ses-collègues de travail sont venus rencontrer les responsables de l’entreprise chinoise afin de leur remettre une plate-forme de revendications et le soutenir par la même occasion — puisqu’il a été licencié quelques jours auparavant —, n’avaient nullement l’intention d’affronter les Chinois, mais ils étaient seulement venus réclamer d’une manière pacifique leurs droits.

"Les Chinois nous ont attaqué. Sur l’ordre d’un de leurs chefs, six d’entre eux m’ont pourchassé en me lançant des pierres", a-t-il : Et d’ajouter "Sur le chantier où je suis employé comme chauffeur, on reçoit des ordres même des ouvriers chinois.

Nous, les employés algériens, sommes traités comme des esclaves. On m’a souvent forcé à l’excès de vitesse, chose que j’ai tout le temps refusé".  L’employé algérien fait remarquer qu’il est victime de l’acharnement des responsables chinois qui voulaient à tout prix se débarrasser de lui en le punissant pour son tempérament protestataire.

La semaine dernière, a-t-il expliqué, alors qu’il était venu négocier avec un responsable chinois sur le paiement des heures de travail les jours des intempéries et la suppression de certaines heures de son pointage, ce dernier a failli l’agresser avant de se mettre à le filmer. Revenons sur l’incident d’avant-hier, l’employé affirme avoir déposé une plainte contre ses agresseurs auprès de la gendarmerie de M’chedallah et qu’un médecin légiste l’examinera le 26 de ce mois.

Toujours selon ses dires “sa réintégration” au sein de l’entreprise aurait été négociée par la délégation composée de l’inspecteur de travail, le directeur de l’Anem et le représentant de l’UGTA qui a été reçue par les responsables de l’entreprise chinoise. Il convient également de signaler qu’une réunion des travailleurs va se tenir aujourd’hui afin d’élire des délégués syndicaux.

Djamel M.