Création de pôles d’excellence à l’université Des classes spéciales réservées à l’élite
L’université ne sera pas privatisée avant très longtemps. Des classes spécialisées réservées à la formation de l’élite ouvriront leurs portes dans les prochains mois Le secteur de la recherche connaîtra de meilleures performances et une amélioration des compétences et des ressources humaines, soit plus de 28 000 enseignants-chercheurs et 4 500 chercheurs permanents pour l’exécution des programmes de recherche.
L’université ne sera pas privatisée avant très longtemps. Le secteur veut promouvoir la recherche scientifique dans notre pays. Des classes spécialisées dans la formation supérieure ouvriront leurs portes dans les prochains mois.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a affirmé, hier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, au siège de son ministère à Alger, qu’un nouveau programme de formation supérieure va entrer en vigueur dans les prochains jours. « C’est un programme qui consacrera l’organisation de la formation supérieure pour l’accès aux grandes écoles sous forme de classes préparatoires d’une durée de deux ans de formation supérieure.
Cela s’inscrit dans le cadre de la promotion des pôles d’excellence et de formation de l’élite », a-t-il expliqué. En fait, c’est en quelque sorte des classes spéciales pour former l’élite algérienne. Cela peut notamment apporter de l’aide à la recherche scientifique qui est depuis longtemps sous perfusion si ce n’est sous respiration artificielle.
Cela permettra de faire oublier l’idée de s’exiler à nos jeunes chercheurs. Une solution, mais le résultat ne se verra pas avant longtemps, selon le ministre. Toutes les bonnes décisions exigent une meilleure stratégie et beaucoup de temps. S’exprimant sur la privatisation de son secteur, il est formel : «L’université algérienne n’est pas concernée par la privatisation. Je ne suis pas en train de tordre le cou du privé qui veut investir dans le secteur, mais dire simplement que nous voulons travailler avec ceux qui apporteront un plus. »
Et d’ajouter : «Nous voulons que l’ouverture de la formation supérieure à l’initiative privée pour qu’elle participe, dans un cadre réglementaire, à l’effort national de développement d’une ressource hautement qualifiée.» Dans ce contexte, il a indiqué que le cahier des charges du secteur de l’Enseignement supérieur apparaîtra dans le Journal officiel dans les quinze jours prochains.
De nouvelles mesures, qui, selon le ministre, permettront de booster le secteur universitaire algérien. La recherche scientifique était aussi de mise car la nouvelle stratégie de cette filière entrera en vigueur l’année prochaine, selon le ministre. Cette nouvelle formation se fera dans les lycées de la capitale avant de toucher tout le territoire national, a souligné Harraoubia.
Il dira aussi que les nouveaux dispositifs de la loi visent à assurer un encadrement juridique efficace pour la création d’établissements privés de formation supérieure. Ces mesures apporteront de meilleurs résultats pour l’économie et redynamiseront le secteur de la recherche scientifique, qui elle-même sera d’un grand apport pour l’agriculture notamment, a souligné le ministre.
Concernant le programme des échéances 2008/2012, il consiste en une nouvelle stratégie de développement de la recherche, qui connaît une certaine stagnation et de résorber le manque de chercheurs, ceux qui ont préféré se mettre au service d’autres pays. Le ministre a estimé que ce secteur de la recherche connaîtra de meilleures performances et une amélioration des compétences et des ressources humaines, soit plus de 28 000 enseignants-chercheurs et 4 500 chercheurs permanents pour l’exécution des programmes de recherche.
Ainsi, cela permettra d’accélérer son intégration (la recherche) dans le processus de développement socioéconomique et culturel du pays, a souligné Rachid Harraoubia. « C’est ainsi que nous permettrons à notre recherche d’enregistrer de meilleurs résultats», a-til affirmé. S’exprimant sur le programme quinquennal 2005/2009, le ministre a insisté sur la réalisation et l’équipement de 508 800 places pédagogiques et quelques 370 500 lits.
Des mesures plutôt encourageantes, estime Harraoubia. Par ailleurs, il a également fait savoir que le processus de développement sera couronné par la tenue, sous le haut parrainage de Monsieur le président de la République, des assises nationales de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique qui se tiendront les 19 et 20 mai prochains.
Ces assises regrouperont les acteurs du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que les partenaires de l’environnement socio-économique impliqués dans la formation supérieure et le développement technologique.
Hakima Smail





