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Un préavis a été déposé :, Vers la grève générale des taxis

Un préavis a été déposé : Vers la grève générale des taxis

La Commission nationale des chauffeurs de taxi, affiliée à l’UGCAA a annoncé le dépôt d’un préavis de grève au niveau du ministère des Transports.

14 Mai 2008,   Le Soir d'Algérie
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«Si aucune suite n’est donnée au-delà du délai réglementaire de 15 jours, une grève générale sera entamée. » Cette déclaration a été faite par le président de la Commission lors d’un point de presse tenu au siège de l’UGCAA. Selon l’orateur, la corporation a employé toutes les méthodes légales pour exposer ses problèmes.

Mais à ce jour, aucune suite n’a été donnée. Parmi les points soulevés, l’amnistie fiscale est en bonne place. Selon le conférencier, les chauffeurs de taxi sont en droit de prétendre à une exonération fiscale parce que leur condition social ne leur permet pas d’honorer leurs dettes. Une situation qui empêche les chauffeurs de taxi d’accéder au crédit auprès des banques publiques pour l’achat d’un véhicule neuf.

Le représentant des chauffeurs de taxi dira que cet état de fait a obligé la corporation à recourir aux banques étrangères afin de pouvoir acquérir une voiture neuve. Selon lui, les banques étrangères sont très strictes dans la gestion des crédits et obligent les contractants à payer dans les délais impartis des traites mensuelles exorbitantes : 15 000 DA.

Encore une fois, il a été mis l’accent sur l’impossibilité de la corporation à payer ses dettes fiscales qui atteignent une moyenne 500 000 DA correspondant à la décennie 1993-2003. Sur un autre plan, il a été expliqué que l’administration des impôts a proposé d’échelonner la dette, une solution que rejettent les chauffeurs de taxi.

Cette offre consiste en le paiement de 10% de la valeur de la dette, soit 50 000 DA, calculés sur la moyenne de 500 000 DA de dettes. Une fois cette avance honorée, les impôts procéderont à l’annulation des pénalités de retard qui sont de 100 000 DA.

Le reste, à savoir 350 000 DA, est divisé en mensualités. L’autre problème soulevé par les conférenciers est la gestion des licences d’exploitation. Selon l’orateur, les licences en question sont gérées directement par les ayants droit alors que c’est à l’administration de le faire.

Selon lui, le fait que les anciens moudjahidine disposent de la latitude de louer et de résilier une licence d’exploitation est en défaveur des chauffeurs de taxi. Cette situation a mis au chômage 300 chauffeurs de taxi dans la wilaya d’Oran qui en compte 8 700. Selon le conférencier, le préavis de grève va être déposé aujourd’hui.

N. M.