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Le projet de loi sur la protection sanitaire debattu hier a l’APN, L’Etat en guerre contre les importateurs de médicaments

Le projet de loi sur la protection sanitaire debattu hier a l’APN L’Etat en guerre contre les importateurs de médicaments

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, a affirmé que ce projet de loi «vise à consolider le rôle de l’Etat et d’asseoir son autorité ainsi que la modernisation des mécanismes de gestion et de contrôle».

07 Mai 2008,   L'Authentique
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Ledit projet comprend 30 articles, dont 26 modifiés et complétés, de même que 22 autres introduits.

Il est question de créer un organe indépendant, nommé «Agence nationale des produits pharmaceutiques employés dans la médecine», dotée de quatre commissions spécialisées avec pour mission principale, l’organisation du marché des médicaments, faciliter l'achat des produits pharmaceutiques, tout en assurant la qualité et l’efficacité des médicaments.

Par ailleurs, le projet de loi stipule que le quota des produits pharmaceutiques importés sera de nouveau plafonné. Cependant, les entreprises publiques et privées se verront les distributeurs du marché local.

D’un autre côté, les médicaments doivent être prescrits dans un registre, avec possibilité d’octroyer des autorisations temporaires pour les médicaments non déclarés,ayant relation avec les maladies dangereuses et incurables.

Dans le même sillage, les prix de services des cliniques privées, feront l’objet de révision, et des sanctions sévères sont prévues pour tout médecin ou pharmacien, qui pratique dans un climat en contradiction avec la déontologie médicale.

La promotion de la production pharmaceutique nationale, aboutira, selon la commission de la santé et des affaires sociales, à la création d’emplois, de plus, un transfert de technologie aura lieu au bénéfice des entreprises locales. Par conséquent, les médicaments seront plus abordables pour le citoyen.

Les opérations de contrôle de la future agence, au cas où le projet est adopté, concerneront aussi les médicaments pédiatriques, et les produits de beauté, dans l’attente de créer une agence spécialisée en produits alimentaires et vétérinaires.
Aussi, les plantes médicinales importées ou exportées seront soumises à un contrôle rigoureux. En revanche leurs utilisations connaîtront un processus de professionnalisation.

Les députés, toutes obédiences confondus, qui s’étaient exprimés à ce sujet, ont montré leurs approbations. Cependant, à maintes reprises, le dysfonctionnement du secteur sanitaire, a été mis en relief par les représentants du peuple.

En dépit du sentiment de faveur affiché par le RND pour le projet de loi relatif à la protection sanitaire, le député, M. Benhlima Boutouiga, a dénoncé «la complicité de responsables algériens, à créer des situations de monopoles», car, poursuit-il, «aujourd’hui, nous sommes soumis à la pression des laboratoires».

Qualifiant au passage que «nos pharmacies sont devenues des supérettes», il a déploré dans la foulée «la politisation du secteur de la santé».En outre, les députés ont recommandé la surveillance des polytechniques, des cliniques privées ; en parallèle, ils ont précisé l’urgence de reconsidérer la profession du médecin et du pharmacien afin d’éviter le fléau de la «fuite des cerveaux».

Relevant à l’occasion, le manque incroyable d’infrastructures sanitaires dans les régions sahariennes du pays.
Enfin, la santé semble être le terrain d’entente des partis politiques, puisque la subvention, la diminution des importations, ainsi que la dynamisation de la recherche, a été le champ d’appel des membres de l’Assemblée.

M.B.