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Ouverture d’un Centre d’accueil pour les ex-harraga, Des crédits pour les jeunes qualifiés ou diplômés

Ouverture d’un Centre d’accueil pour les ex-harraga Des crédits pour les jeunes qualifiés ou diplômés

La direction de l’Action sociale a ouvert, récemment, un centre d’accueil destiné à prendre en charge l’intégration socioprofessionnelle des ex-candidats à l’émigration clandestine, les harraga.

07 Mai 2008,   La voix de l'Oranie
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Ce centre sis dans le quartier Ibn Sina sera ouvert pour l’ensemble des ex-aventuriers qui ont été interceptés par les gardes-côtes. Sa mission principale est de les accompagner dans les démarches de l’intégration dans la vie active, autrement dit, leur assurer l’assistance nécessaire pour trouver un emploi.

Cette nouvelle structure est encadrée par des spécialistes psychologues et des assistants professionnels qui auront pour rôle principal de faciliter aux jeunes harraga l’octroi de micro-crédits.

Afin de s’informer au maximum sur le fonctionnement de ce centre et les modalités permettant aux ex-harraga de bénéficier de ses services, nous nous sommes faits passer pour des postulants. Aussi, nous avons été interrogés sur les circonstances de notre aventure et les raisons qui nous ont poussés à franchir le pas du voyage clandestin vers l’inconnu, de l’autre côté de la rive.

Mais avant de développer la discussion, l’un des agents de sécurité du centre voulait, tout d’abord, savoir si nous sommes célibataires ou mariés.

Car il s’avère que les mariés sont reçus dans un autre bureau que celui réservé aux célibataires. Le centre est doté de plusieurs agents de sécurité chargés de réceptionner les dossiers des jeunes dont les mineurs qui sont rapidement pris en charge par une psychologue. Par ailleurs, l’on saura que les jeunes qui se sont présentés au centre dès son ouverture, ont réussi à bénéficier de micro-crédits.

Le hic dans cette situation réside dans le fait que même les jeunes chômeurs qui n’ont pas tenté l’aventure se présentent au centre, afin de bénéficier de ses services. Malheureusement pour ces jeunes, les services de la structure ne sont destinés que pour les ex-harraga. Une source sur place nous fait savoir que des centaines de dossiers de demandes d’intégration socioprofessionnelle ont été déposés.

Les psychologues du centre tentent de convaincre les jeunes de renoncer à l’idée de l’émigration clandestine. Les services de la direction de l’action sociale transmettent les dossiers acceptés à l’agence nationale de la gestion des micros-crédits. Il y a lieu de savoir que cette instance octroie des crédits dont le montant varie entre 40 et 50 millions de centimes.

Les dossiers doivent contenir une demande manuscrite, un extrait de naissance numéro 12 et un document qui atteste que le postulant n’est pas inscrit au fonds de la caisse de sécurité sociale, en plus d’une photocopie légalisée de la carte nationale et d’autres pièces.

Selon des sources de la direction de l’action sociale, il faut au moins deux mois pour l’étude d’un dossier. L’on croit savoir que le reste des organismes qui interviennent dans le secteur de l’emploi sera associé à cette démarche à partir de samedi prochain.

R. Amine/S.A.