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Ils ne veulent plus louer les licences des moudjahidine, La grogne des chauffeurs de taxi

Ils ne veulent plus louer les licences des moudjahidine La grogne des chauffeurs de taxi

Les chauffeurs de taxi ont tenu une assemblée générale hier matin, au niveau de la salle des fêtes Riyad (USTO HLM).

05 Mai 2008,   L'Echo d'Oran
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Cette rencontre a été présidée par M. Kandsi, président de la section syndicale des taxis (UGCAA), Me Aït Brahim, président du comité national et le directeur du transport de la wilaya d’Oran.

L’assemblée a été provoquée suite aux plaintes du nombre important de conducteurs de taxi, au-delà de 400, qui se retrouvent actuellement sans emploi, au chômage et avec des dettes bancaires qu’ils ne peuvent pas rembourser à cause des licences dont les propriétaires « moudjahidine « ont résilié les contrats sans préavis. Un conducteur de taxi a déclaré lors des débats qu’il a quatre enfants, une femme handicapée et que lui-même est diabétique.

Il avait un contrat de 5 ans devant se terminant normalement le 19 novembre 2009, malheureusement pour lui, son contrat a été résilié le 5 février 2008. Jusqu’à l’heure actuelle, il est sans travail, et plusieurs cas similaires ont été cités lors de cette réunion. Les taxieurs ne veulent plus être liés aux moudjahidine.

Ils demandent que l’Etat prenne le problème au sérieux, que le Trésor s’occupe de la location des licences et au wali de prendre ses responsabilités, comme le stipule le décret 86-287.

Le deuxième problème soulevé est celui du paiement des impôts. Me Aït a précisé : «En 1992, les conducteurs payaient chaque trimestre 920 DA, mais à partir de 1993, un changement a été effectué et une rupture s’est déclenchée entre les deux parties à cause de la décennie noire, jusqu’à 2003 où les impôts ont fixé le montant du fisc entre 3.000 et 4.000 DA, ce qui a provoqué un cumul de retard. Il faut signaler que 80% des conducteurs ne peuvent pas assumer ces dettes».

Une conférence de presse est prévue pour la fin de cette semaine, si rien n’aura été réglé. Ils déposeront un préavis de grève général et illimité.

H. Fatiha