Djoudi l’a annoncé hier sur les ondes de la radio nationale 16.000 milliards pour soutenir les prix des produits de base
Une enveloppe de 160 milliards de dinars sera affectée cette année pour soutenir les prix des produits de large consommation, notamment le lait et le blé (tendre et dur), a annoncé hier, le ministre des Finances, Karim Djoudi.
S’exprimant sur les ondes de la chaîne III, le Premier argentier du pays a souligné que les pouvoirs publics ont décidé enfin de soutenir les prix et d’encourager la production nationale pour atténuer un tant soit peu la tension sur les produits de première nécessité.
Revenant sur la gestion des réserves de change, le ministre des Finances a souligné que cette opération, menée minutieusement par la banque centrale, a pour but d’assurer une gestion sécurisée des stocks. A l’heure d’une grave crise financière mondiale dite des subprimes. Il a tenu à rappeler à cet effet qu’une partie importante de ces réserves est placée dans des fonds souverains en forme de bons de trésor à différentes échéances.
Et qui peuvent être à tout moment mises en liquidités sur le marché. Abordant d’autre part le volet des investissements directs étrangers (IDE), Karim Djoudi a indiqué que la diversification des revenus générés par de multiples investissements engagés dans la pétrochimie, l’agriculture et le tourisme, permet notamment aux pouvoirs publics d’anticiper à l’avenir une plus grande densité de recettes, donc de leur sécurité.
Et d’assurer ainsi une certaine stabilité de la monnaie nationale. A propos du financement des petites et moyennes entreprises, le Premier responsable du département des Finances estime que les banques publiques accordent jusqu’à 85% de leurs flux financiers aux PME. Amenant ainsi les établissements financiers à considérer de plus en plus leurs politiques vis-à-vis des PME.
Ces dernières redeviennent, selon le ministre, l’axe privilégié du financement des banques au moment où les entreprises publiques (EPE) voient leurs parts de ces financements se rétrécir. D’autant que, précise le ministre, des entreprises déstructurées, sans perspectives apparentes, ne sont plus financées.
En ce sens, Djoudi tient à souligner que cette tendance évolutive des crédits vers le secteur privé contredit les propos de ceux qui annoncent à chaque fois la prédominance des entreprises publiques au détriment des PME.
Abed Tilioua





