1.100 PV dressés en un mois pour excès de vitesse Attention, radar !
Les services de Sûreté de wilaya et ceux de la Gendarmerie nationale ont déployé tous les moyens pour « dompter « les chauffards qui ne semblent pas prêts à lâcher l’accélérateur.
Rien que pour le mois de mars, plus de 1.100 procès-verbaux ont été dressés pour des excès de vitesse détectés par les radars mobiles.
Ce chiffre a été largement dépassé en avril, apprend-on, mais le comportement des automobilistes est en train de se modérer, selon plusieurs agents de police affectés à la circulation, qui sont unanimes à déclarer que l’utilisation des radars a permis de dissuader les chauffards les plus récalcitrants. Quant aux retraits de permis, le guichet de la wilaya concerné par la procédure (service DRAG) connaît un afflux particulier ces dernières semaines, le seul mot qui se répète est la «commission».
Il s’agit de la fameuse commission chargée du traitement des dossiers de retraits de permis qui a tranché, en mars, pour le retrait temporaire (3 à 6 mois généralement) de plus de 310 permis de conduire. Ainsi, lesdits services déclarent avoir reçu des instructions leur intimant d’être intransigeants concernant l’excès de vitesse, les policiers n’hésitent pas à retirer le permis et l’opportunité n’est guère de mise.
Cette détermination se manifeste suite au nombre d’accidents enregistrés chaque semaine sur nos routes, puisqu’un nombre alarmant de 800 personnes tuées dans des accidents de la route à travers le pays, s’annonce durant le premier trimestre 2008, notamment quand on apprend que 991 accidents ont été enregistrés pour excès de vitesse.
Toutefois, il y a lieu de remarquer que les voitures, à présent, vont relativement moins vite et c’est le fait d’installer les radars d’une manière aléatoire, qui fait que le conducteur ne sait plus sur quel tronçon de route, risque-t-il d’être chopé par un «radar».
En effet, tantôt le radar mobile est installé sur le troisième boulevard périphérique, tantôt il est à Bel-Air. Une autre fois il n’y est plus, mais l’on ne sait pas si on risque de se faire «photographier» au tournant du quartier des Palmiers, ou bien à Maraval. Il en est de même sur les routes extra-urbaines telle que la RN 4.
Avant l’installation des radars, l’on n’imaginait pas qu’on pourrait circuler en dessous des 90 km/h sur cette route, à forte densité de circulation et qui enregistre le nombre le plus élevé d’accidents dans la wilaya, estimé à un accident minimum chaque semaine.
A présent, il est presque drôle, et surtout rassurant, de voir des dizaines de voitures allant sur une vitesse maxima de 80 km/H, et parfois 60 selon les plaques de signalisation, on dirait un cortège. Cependant, des dépassements sont encore enregistrés mais concernent souvent des automobilistes qui ne sont pas habitués au nouveau rythme de la ville.
En tout cas, la prudence est de mise et le moyen le plus efficace reste, finalement, l’intransigeance et les amendes. Mais si ce n’est pas le radar, c’est toujours l’agent de police qui attend au tournant. Tout à fait, puisque 146 retraits de permis ont été opérés pour non-respect des feux tricolores et 540 PV dressés pour stationnement irrégulier, en mars. 37 mises en fourrière ont été enregistrées en cette période.
Pourquoi aller vite ?
Par ailleurs, il est important de noter que l’excès de vitesse et les accidents sont propres aux grandes villes. Ceci est expliqué par l’exiguïté des rues et le nombre de voitures qui a doublé à Oran. Aussi, c’est le fait que la ville soit devenue un chantier permanent.
Ainsi, le conducteur est frustré à cause des bouchons et de la complexité de la circulation au centre-ville, pour que une fois sorti de la circulation, il appuie sur la pédale pour rattraper la demi-heure perdue et respirer un peu. Différents dispositifs et projets ont été envisagés pour contrecarrer cette situation qui a duré au point que les Oranais ont fini par adopter leur propre code de la route.
Le plus important des projets et le plus désengorgeant, reste celui des trémies. Rien que sur le troisième boulevard périphérique, l’on compte déjà deux trémies et trois autres sont prévues sur ce même boulevard. Elles seront édifiées au niveau du rond-point Emir Abdelkader, celle de l’INSEP et une dernière aux Amandiers. Il existe une trémie au centre-ville (Lycée Lotfi) mais les autorités prévoient d’autres.
D’autre part, le projet du tramway devra apporter son plus en matière de transport, cependant, l’on appréhende déjà la durée des travaux qui, sans doute, causeront d’autres nuisances dans la circulation, mais ils sont nécessaires. En somme, les solutions trouvées jusqu’à aujourd’hui, sont les trémies, le tramway et les radars.
R.Benchikh





