Après l’accord conclu entre la Libye et le groupe combattant libyen Le GSPC isolé au Maghreb arabe
Le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) se trouve dans une isolation totale au Maghreb arabe, estiment des observateurs avertis de la scène sécuritaire. Les causes seraient nombreuses, ajoutent-ils.
L’accord en cours de conclusion entre les autorités libyennes et le groupe combattant libyen en serait une des causes, expliquent-ils. Le démantèlement de réseaux au Maroc ainsi qu’en Mauritanie aurait aggravé la situation de l’organisation terroriste d’Abdelmalek Droudkel, alias Mossaâb Abdelouadoud, «émir» national du GSPC, lancent les mêmes sources.
Le groupe combattant, dont l’«allégeance» à Al Qaïda a été annoncée il y a quelques mois, fournissait des éléments au GSPC qui voit aujourd’hui et depuis le début des «pourparlers» entre les autorités libyennes et cette organisation privée de ces «recrutements».
L’organisation d’Oussama Ben Laden, on s’en souvient, avait abandonné le GSPC pour ce groupe libyen, le préférant comme sa «filiale» au Maghreb arabe au lieu de l’organisation terroriste d’Abou Mossaâb Abdelouadoud.
Un «abandon» expliqué par l’affaiblissement sans cesse croissant du GSPC en Algérie face à la lutte antiterroriste menée par l’ANP et les forces de sécurité.
A cela est venu s’ajouter le désaveu d’Al Qaida au groupe salafiste pour la prédication et le combat, par la voie du chef du nord de l’Irak de l’organisation d’Oussama Ben Laden, il y a quelques semaines, qui a qualifié les éléments du GSPC d’«enfants qui font des bêtises».
Il a annoncé que le GSPC est sorti de la chariaâ et rappelé que l’assassinat de militaires, éléments des forces de sécurité et civils en Algérie est illicite en Islam. Il a insisté pour dire
qu’«il n’ y a aucune comparaison à faire entre l’Algérie dont le peuple et l’Etat sont musulmans et l’Irak qui est colonisé». Le GSPC dont certains «émirs» ont annoncé l’«allégeance» à Al Qaida en 2006 sans l’aval de «madjliss el ayane» de cette organisation terroriste, comme révélé par l’ex-«émir» de la zone 9 Messaoud Abou Daoud, repenti, dans le but de tenter de «recruter» parmi les «salafistes djihadistes» de pays du Maghreb arabe, est un grand perdant du démantèlement de réseaux au Maroc et en Mauritanie.
Ce qui enfonce davantage la situation du groupe salafiste pour la prédication et le combat déjà aggravée avec la lutte anti-terroriste et la distance prise par Al Qaida par rapport à cette organisation terroriste.
Des sources sécuritaires lancent que «le recrutement par le GSPC d’etrangers, dont des maghrébins, se fait de plus en plus rare ces derniers mois».
Ce qui coïnciderait avec le début des «négociations» entre les autorités libyennes et le groupe combattant libyen, et le démantèlement de réseaux au Maroc et en Mauritanie, ajoutent ces sources selon lesquelles «cela influerait considérablement sur les activités de cette organisation terroriste qui trouve de nombreuses difficultés à recruter en Algérie».
M. Abi





