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Délocalisation du sila, La polémique enfle

Délocalisation du sila La polémique enfle

La délocalisation du Salon international du livre d’Alger (Sila) n’a pas fini de susciter l’ire des éditeurs. Ces derniers affirment que l’organisation du Salon sous le chapiteau du 5-Juillet a coûté beaucoup plus cher qu’à l’époque où il était au niveau de la Safex. Le commissaire du Sila estime que ces affirmations ne sont pas fondées.

09 Septembre 2010,   Le Jeune Indépendant
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Porte-drapeau des éditeurs, le Syndicat national des éditeurs de livres (Snel) ne décolère pas. Il estime que le lieu choisi pour l’organisation du Sila n’est pas adéquat.

Pis, il bat en brèche les arguments du commissaire du Salon qui avait évoqué, l’année dernière, un différend avec la Safex au sujet de la tarification. Le Snel affirme que le prix du mètre carré était facturé à 2 500 DA au niveau de la Safex contre 3 000 au niveau du 5-Juillet.

Interrogé à ce sujet, Smaïl Ameziane, commissaire du Sila, répond : «En vérité, je ne vois rien qui puisse fonder de telles affirmations et attester de la crédibilité de leurs auteurs.» Pourtant, Ahmed Mali, président du Snel, n’en démord pas.

Il affirme ne pas comprendre pourquoi le Syndicat a été évincé de l’organisation. «En principe, le Syndicat est le premier concerné. En 2000, après 14 années de terrorisme, c’est le Snel qui avait remis le Salon sur les rails. En 2008, lorsque Ameziane a été évincé du Syndicat par l’AG, deux jours plus tard, il était nommé commissaire du Salon. A peine placé, il a éjecté le Snel de l’organisation.»

Ce que regrette Madi, c’est que le Syndicat soit aujourd’hui traité comme le reste des invités. «Le Syndicat reçoit une invitation pour la participation comme n’importe qui», déplore- t-il, se demandant pourquoi cette année en particulier, dans le dossier, il n’est pas fait mention de l’adresse où doit se tenir le Salon. «Pour le savoir, il faut appeler la Bibliothèque nationale.»

Les griefs contre le commissaire du Salon ne s’arrêtent pas là. «Il a supprimé un article du règlement intérieur qui stipulait qu’une maison d’édition ne pouvait présenter plus d’une procuration pour représenter une autre maison d’édition, sans compter que l’article fixant un quota à ne pas dépasser aux éditeurs étrangers a également été supprimé.

Cela s’apparente à un véritable sabotage de l’édition locale.» C’est dire qu’entre certains éditeurs et l’organisateur du Sila, le courant ne passe plus. Pourtant, le commissaire du Sila réfute toutes ces affirmations et défend l’option de la délocalisation. «Le bilan du Sila 2009 est indubitablement positif. J’ai eu d’ailleurs l’occasion de souligner que le succès de cette 14e édition était presque inattendu au regard des circonstances dans lesquelles elle a été organisée.»

Répondant aux éditeurs, qui jugent que le 5-Juillet n’est pas un endroit adéquat, le commissaire du Salon estime que «l’implantation du Salon, son accessibilité à partir des quartiers de Ben Aknoun, Bouzaréah, Aïn Allah, Chéraga, Hydra a favorisé cette affluence. Il reste que la formule appelle comme toute autre la mise en œuvre de tout ce qui peut contribuer à son amélioration.

Les enseignements tirés de cette 14e édition entrent dans le cadre des dispositions prises pour que l’édition 2010 connaisse encore davantage de succès ». Des affirmations qui n’arrivent toujours pas à convaincre les éditeurs qui seront cette année nombreux à bouder le Salon.

N. I.