Le ministre de l’agriculture l’a affirmé hier : «Seulement 500 tonnes de viande bovine importées»
La production nationale en blé dur, blé tendre et orge a avoisiné les 45 millions de tonnes pour cette année. Celle du blé dur est similaire à celle de l’année écoulée au moment où la production de l’orge a diminué enregistrant une baisse significative, a indiqué hier Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
Le ministre qui s’exprimait en marge de la réunion de travail consacrée à la mise en oeuvre des programmes de renforcement des capacités humaines et d’assistances techniques.
Une réunion qu’a abrité l’Institut national de la recherche agronomique d’Alger, qui a assuré dans ce sillage que les réserves nationales en la matière pourront suffire au besoin national pour les deux ans à venir. Au cours de cette même rencontre avec la presse, maints points d’actualité ont été également évoqués.
L’envol que connaissent les prix des fruits et légumes, en ce mois de carême, a été pour sa part soulevé par le ministre. Interrogé dans ce sens, il a déclaré que la presse abordait quotidiennement la question des prix. Soulignant que cette même presse a rapporté que les prix ont connu une stabilité dans certains marchés de la Capitale.
Or, le ministre s’est dit étonné d’aborder, uniquement, les marchés de la Capitale. « On est ministère, un département qui a en charge tout ce qui a attrait à l’agriculture en Algérie et pas uniquement dans l’algérois. De ce fait, a-t-il enchaîné, il nous a été donné de constater que contrairement aux années précédentes, le mois de Ramadhan 2010 a été sans trop de dépenses supplémentaires pour la grande majorité des citoyens.
Pour preuve, au sein de notre ministère 20 produits ont été sous contrôle permanant dont 17 d’entre eux ont connu une baisse constante depuis le début du Ramadhan, a-t-il souligné. Dans le même contexte, le ministre de l’Agriculture a précisé que « seulement 500 tonnes de viande bovine ont été importées pour ce mois de carême au moment où nos services ont autorisé l’importation de 100 tonnes ».
« Cela n’a pas d’autre signification que les producteurs nationaux en la matière ont pu répondre positivement à la demande », selon Rachid Benaïssa. Interrogé sur la situation jugée « catastrophique » dans laquelle sombre la Société des courses hippiques et du pari mutuel, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural n’a pas nié que cette entreprise a du mal à se redresser. Un mal qui, selon lui, ne date pas d’aujourd’hui selon le tout dernier rapport de l’Inspection générale des finances.
Par ailleurs, Rachid Benaïssa a souligné que l’actuel directeur intérimaire est un inspecteur du ministère et que son départ est imminent. « Le temps de finir sa mission de redresser la société ». Par ailleurs ce que le ministre a tenu à préciser c’est qu’au ministère de l’Agriculture, nous ne sommes pas aux abonnés absents et nous sommes au courant de cette situation. Alors la question qui se pose d’elle-même : pourquoi donc l’actuel directeur intérimaire est-il encore en poste ?
Farid Houali





