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Idée lancée l’année passée par Benbouzid, Qu’en est-il du cours de 45 minutes ?

Idée lancée l’année passée par Benbouzid Qu’en est-il du cours de 45 minutes ?

«À 80%, la procédure de 45 minutes le cours n’est pas appliquée dans les établissements scolaires pilotes, à titre expérimental. Sinon, le ministère aurait procédé à l’évaluation de l’opération.»

02 Septembre 2010,   Le Courrier d'Algérie
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C’est le constat d’un enseignant. L’année dernière, l’application du nouveau week-end dans le secteur de l’éducation a brouillé les cartes du ministère de l’Éducation nationale. Et pour cause, c’est tout le calendrier scolaire qui a été chamboulé.

Dès lors, le département de Benbouzid en concertation avec les syndicats autonomes du secteur ont tenu des réunions de travail avec pour objectif de concocter la meilleure formule possible à même de mettre en place un emploi du temps adéquat qui prendra en considération cette nouvelle donne.

C’est ainsi qu’il a été décidé de revoir le volume horaire de chaque séance de cours. En termes plus clairs, il a été recommandé, entre autres, de ramener le volume horaire, qui est aujourd’hui de l’ordre de 60 minutes, à 45 minutes, pour chaque séance de travail. Les enseignants ont qualifié cette procédure de judicieuse.

Le ministère, en concertation toujours avec les partenaires sociaux, avait décidé alors de l’appliquer sur le terrain. Cependant cette application ne se fera qu’au niveau des établissements pilotes. Avec, bien sûr, la possibilité de généraliser cette mesure à travers tous les établissements scolaires à l’échelle nationale cette année. Sur le pourquoi de cette prudence, le premier responsable du secteur avait expliqué, alors, que son département ne veut pas prendre de risque.

La décision est motivée, dira-t-il, par le seul soucie d’éviter toute mauvaise surprise qui aurait des conséquences fâcheuses sur l’année scolaire. Mais voilà, que depuis, c’est le mutisme du côté du ministère. Aucune information n’a filtré, jusque-là, sur cette question on ne peu plus compliquée, laissant, ainsi, planer des doutes sur les résultats de cette procédure.

Toutefois, un enseignant, que nous avons contacté, hier, sur cette question, n’est pas allé par quatre chemins pour souligner que cette mesure (45 minutes la séance de cours) n’a pas été appliquée même dans les établissements pilotes. Autrement dit de la façon envisagée par le ministère. Et d’ajouter que si les choses restent en l’état, le risque de voir les mêmes couacs de l’année précédente est plus que plausible au cours de la prochaine rentrée scolaire prévue pour le 13 septembre.

«La procédure n’a pas été appliquée l’année dernière. Sinon le ministère aurait procédé à son évaluation », soutient-t-il, non sans souligner que la mesure reste tout de même excellente du point de vue pédagogique.

Pour lui, sa généralisation à travers les établissements scolaires est une démarche rationnelle. Il faut dire que l’année passée, les élèves mais aussi les enseignants sont montés au créneaux pour dénoncer l’emploi du temps mise en place le qualifiant de suffoquant voire même d’antipédagogique.

La solution ? Aujourd’hui, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) soulignera son chargé de la communication, Achour Idir, signale l’impérieuse nécessité de procéder une nouvelle fois à l’allégement des programmes scolaires en fonction de ce week-end. Car, à leurs dires, le dernier allégement décidé dernièrement n’avait aucun sens avec cette nouvelle conjoncture.

Il faut savoir dans cette optique que le ministère, après autant de mouvements de protestation des élèves, des enseignants avait décidé d’alléger les programmes scolaires. Mais avec le changement qui s’est opéré avec le nouveau week-end, qui avait pour conséquence la réduction du nombre de jours de cours (5 jours), cette procédure n’a pas eu l’effet escompté. Les programmes sont toujours surchargés.

Le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) abonde dans le même sens. Le chargé de communication de cette entité syndicale, Messaoud Boudiba avait mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d’alléger le programme de manière à ce que celui-ci soit en conformité avec le volume horaire.

Sinon, pour lui le week-end, vendredi et samedi, est un droit pour les enseignants et son application ne constitue point un inconvénient, pour peu qu’ «on consacre un temps de 45 minutes pour chaque séance de cours». Pour donner plus de poids à ses dires, ce dernier fera savoir que la démarche est positive à plus d’un titre : Elle permettra une assimilation rapide des cours, les élèves auront, également, un temps plus large pour les révisions.

Amokrane Hamiche