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Elles se déversent depuis des années dans la mer, Pour l’acheminement des eaux usées de Bab El Oued vers la station de Baraki

Elles se déversent depuis des années dans la mer Pour l’acheminement des eaux usées de Bab El Oued vers la station de Baraki

Des travaux sont en cours à Bab El Oued pour la pose d’un collecteur d’eaux usées qui sera relié directement à la station d’épuration de Baraki.

20 Mars 2010,   La Tribune
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Un projet qui date de plusieurs années mais qui n’a pu être lancé que depuis quelques mois et ce, pour un délai de près de 30 mois. Un grand espoir pour les habitants de la ville d’Alger de retrouver une mer belle et propre.

«Les eaux usées ne seront plus déversées dans la mer comme c’est le cas actuellement. Elles passeront dans le collecteur et seront acheminées à la station de Baraki pour leur épuration», affirme un agent chargé de veiller à la sécurité du site où devront être effectués les travaux.

Ce qui est fait jusqu’à présent n’est pas visible. Juste une baraque pour les employés et une clôture tout autour, sur une bonne partie du front de mer. C’est normal, le gros du travail se fait dans le sous-sol.

En revanche, si l’on jette un regard, si bref soit-il, vers la mer, on constatera très vite qu’elle est fortement polluée.
Le noir domine la couleur de la grande bleue. «Regardez comme elle est sale. Elle est toute noire à cause de ces déchets qui l’inondent au quotidien… je suis un habitant de Bab El Oued et je connais parfaitement cette partie de la mer. Elle était propre, très agréable à voir, son air frais et son silence apaisant.

Jadis, je venais ici tous les jours en m’aidant de ma canne… Ce n’est plus le cas maintenant», affirme un ancien habitant de cette commune, ravagée il y a neuf ans par d’effroyables inondations.

L’homme se rappelle tristement cette catastrophe et soulève le problème des canalisations : «S’il n’y avait pas de problèmes dans les canalisations d’eaux usées, on n’aurait pas eu autant de dégâts... Le drame, c’est que ça se poursuit jusqu’à présent.» Aujourd’hui, les autorités publiques semblent prendre les choses en main.

Elles engagent des travaux après des discussions et des études et débloquent l’argent nécessaire pour l’achèvement de l’ouvrage en question.

C’est un projet grandiose, très important pour tout le pays. Les habitants de Bab El Oued se voient donc privés d’une partie de leur espace, un endroit qu’ils admirent fortement, surtout après les aménagements effectués après la catastrophe, mais ceci ne les dérange nullement.

«Nous attendrons tout le temps nécessaire pour retrouver la beauté de notre mer…» affirment deux habitués de la plage. Ce qui est plus intéressant, c’est que ce genre de projet ne concerne pas seulement Bab El Oued mais d’autres communes d’Alger et pratiquement toutes les wilayas du pays où il y a des problèmes similaires.

Des problèmes qui s’accentuent avec la surpopulation dans toutes les villes du Nord, les atteintes à l’environnement, le non-respect des règles d’hygiène et, de façon générale, le manque de civisme.

K. M.