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Le conflit qui les oppose dure depuis plus de trois mois, Entre médecins et Barkat, un dialogue de sourds

Le conflit qui les oppose dure depuis plus de trois mois Entre médecins et Barkat, un dialogue de sourds

Encore un autre échec de dialogue entre les praticiens de la santé publique, en grève depuis trois mois, et le ministère de la Santé.

20 Mars 2010,   Le jour d'Algérie
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Les deux réunions de conciliation tenues par les responsables de la santé avec les deux syndicats, SNPSP et le SNPSSP, mercredi et jeudi derniers, n’ont abouti à aucun résultat. Dialogue de sourds.

Les deux parties en conflit ne cesse, à chaque occasion, de réitérer leur attachement au dialogue. Mais à ce jour et en dépit de préjudices engendrés par cette grève aux citoyens, aucune solution n’a été proposée pour désamorcer cette crise.

Pis,  les deux parties se rejettent la balle et s’accusent mutuellement. Des déclarations et des accusations qui, sans doute, enfoncent le clou dans un secteur qui ne peut, jusque-là, sortir de son éternel léthargie.

«En dépit des négociations de longue haleine engagées avec la tutelle, aucune avancée concrète n’a été malheureusement enregistrée quant à la prise en charge des revendications, notamment le statut particulier», a déploré le Dr Yousfi, président du SNPSSP à l’APS.

Les revendications des médecins de la santé publique restent sans suite. Déterminés à arracher leurs droits socioprofessionnels, les praticiens ont décidé donc de ne plus abandonner la lutte et de poursuivre leur débrayage malgré les menaces brandies par leur tutelle.

En effet, Barkat avait affirmé dimanche que la justice avait tranché et déclaré illégale la grève des deux syndicats relevant que «parmi les revendications de l’Intersyndicale, il y en a certaines légitimes, même très légitimes, sur lesquelles son département était prêt à négocier, et d’autres carrément illogiques, en contradiction avec la loi et le règlement de la Fonction publique». «Ce n’est pas en prenant les malades en otages qu’on règle ses problèmes.

Si les médecins campent sur leurs positions et refusent de dialoguer, la décision de la justice, qui a déclaré cette grève illégale, sera appliquée» avertit le premier responsable du secteur de la santé, en soulignant que son département «n’a jamais refusé de dialoguer avec le SNPSP et le SNPSSP».

Les médecins grévistes, à leur côté, crient à «la fuite en avant des pouvoirs publics» et souhaitent des propositions concrètes au cours de ces réunions de conciliation.

Ils sont irrités notamment par les dernières déclarations des responsables politiques à différentes échelles. En signe d’apaisement, les praticiens de la santé publique ont décidé, après avoir été reçus à la Présidence de la République, de suspendre tous les rassemblements et les autres actions de rue.

Deux jours après, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a fustigé les praticiens en condamnant leurs actions de protestation. Ensuite, c’est au tour du ministre de la Santé d’annoncer que la «grève est illégale» et d’accuser les praticiens de «non-assistance à personne en danger». Les médecins ne comptent pas faire machine arrière et décident d’aller jusqu’au bout dans leurs actions.

Hocine L.