Signe de la fracture numérique Les entreprises algériennes faiblement connectées
Seulement 20 % des entreprises disposent d’une connexion, selon un cadre central du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Mohamed Bacha.
Voire moins de 10 % des entreprises ont mis en place des réseaux intranet, selon Mohamed Bacha, qui intervenait hier au Centre de presse du quotidien El Moudjahid, lors d’une table ronde consacrée à l’impact économique de la révolution numérique.
Certes, le potentiel des entreprises qui s’impliquent dans le développement des technologies de l’information et de la communication reste encore à mieux cerner. Comme des efforts sont déployés dans la mise en place de l’administration électronique, le soutien multiforme et le financement des PME innovantes.
Ainsi que la mise en place de 1,2 million d’installations ADSL prêtes à l’emploi, appuyé par un réseau de 65 000 km de fibre optique. Toutefois, selon M. Bacha, l’utilisation de l’outil Internet reste mal appréciée et mal valorisée. Comme l’hôte d’ El Moudjahida déploré le fait que la plupart des entreprises ne sont pas dotées en 2010 d’une comptabilité analytique.
De même, les sites Internet ne sont pas mis à jour, impactant négativement sur la capitalisation et le partage efficients des connaissances et des informations. Un signe que la fracture numérique perdure en Algérie, même si le projet de société de l’information, e-Algérie 2013, est lancé. Or, c’est un projet qui implique des ressources humaines qui font pourtant défaut.
Ainsi, l’Algérie ne «produit» annuellement que 5 à 6 000 spécialistes en informatique, selon le directeur général des technologies de l’information et de la communication au ministère de tutelle. Selon Cherif Benmahrez, la fracture numérique ira en s’accentuant si l’apport des compétences algériennes expatriées n’est pas bien valorisé.
Cependant, ce projet de l’e-Algérie 2013 reste embryonnaire selon le directeur adjoint de la société privée HB Technologies, spécialisée dans la personnalisation des cartes à puce. Djamel- Eddine Zerrouk a déploré, dans ce sens, que son entreprise, qui développe des «cartes intelligentes», manque de soutien des pouvoirs publics et peine à valoriser son potentiel.
C. B.




