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Une Algérienne interdite de participation à la 25e biennale d’alexandrie, Grave dérapage artistique égyptien !

Une Algérienne interdite de participation à la 25e biennale d’alexandrie Grave dérapage artistique égyptien !

Le chef du secteur des beaux-arts de l’Egypte et président de la 25e Biennale d’Alexandrie des pays de la Méditerranée, Mohsen Shaâlan, vient d’adresser une lettre à une artiste algérienne établie à Londres et spécialisée dans l’art contemporain, l’informant de la décision de leur Haut comité d’annuler la participation du pavillon algérien à cette manifestation artistique qui se tiendra en décembre prochain.

26 Novembre 2009,   Le Soir d'Algérie
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Il y a seulement quelques jours, trois artistes égyptiens ont été pourtant invités au premier Festival international d’art contemporain d’Alger, qui s’est tenu du 18 au 19 novembre au musée «Mama».

Bien que ces derniers aient bénéficié d’une prise en charge totale, y compris les billets d’avion, ils ont refusé de participer à cette manifestation artistique, préférant envoyer une vidéo représentant leurs œuvres d’art, qui a tout de même été diffusée en boucle durant les deux jours du festival. Pour saluer cette action courtoise de l’Algérie, voilà ce que les Egyptiens ont envoyé à cette grosse pointure algérienne de l’art contemporain :

«Suite aux derniers incidents commis par le public algérien et conformément à la requête de la population égyptienne et notamment les intellectuels de la nation qui sont affligés en raison de ce qui s’est passé récemment avec le public algérien qui a fait preuve d’un comportement jugé inconvenant et dépassant tous les critères et les mœurs du citoyen arabe et qui insistent toujours sur l’attachement à l’unité du sang et du destin arabes (…)

On s’excuse de vous notifier la décision du Haut comité de la 25e Biennale d’Alexandrie des pays de la Méditerranée, qui stipule l’annulation de la participation du pavillon algérien à cette édition».

Après ce geste discourtois, beaucoup d’artistes de différentes nationalités, à l’instar du grand critique d’art soudanais Hassan Salah, ont décidé de boycotter cet événement en guise de soutien à leur consœur Zineb Sedira.

Cette artiste algérienne qui a été empêchée de participer à une manifestation artistique, en raison d’une histoire montée de toutes pièces par des Egyptiens qui n’ont pas encore digéré leur élimination de la Coupe du monde, est beaucoup plus grande que ce geste inique et risible, car son grand parcours parle de lui-même.

Alors que ce sont eux les premiers à avoir crié sur tous les toits après l’agression du bus transportant l’équipe nationale au Caire qu’il fallait absolument éviter que de tels incidents «sportifs» ne viennent influer négativement sur les relations politiques entre les deux pays «frères», les voilà à mêler l’art et la culture au sport et à la politique, ce qui est encore plus grave. C’est dire que cette fois-ci, les masques sont vraiment tombés, et Oum Dounia a complètement sombré dans le ridicule.

Mais il fallait s’y attendre, car rien ne pourra plus étonner le peuple algérien après que des officiels égyptiens eurent osé remettre en question publiquement les origines, la religion et l’identité d’un peuple dont nul ne peut ignorer la glorieuse histoire, de l’époque libycopunique à la guerre de libération de 1954.

M. M.

Leçon d’histoire pour les Égyptiens

Les Égyptiens qui ont traité le peuple algérien de barbare depuis l’époque de Juba II doivent tout de même savoir, eux qui prétendent donner des leçons d’histoire, que Juba II n’était autre que le mari de Cléopâtre VIII (Céléné), la princesse égyptienne qui est, à l’instar des derniers des Ptolémées (ses petits-fils), enterrée à Cherchell (Césarée, la capitale des Rois numides).

Ainsi, et sans vouloir sombrer dans le ridicule, l’histoire vient encore une fois donner raison à l’adage populaire qui dit : «L’Égypte Oum Dounia et l’Algérie Babaha.»

M. M.