Après la qualification de l’EN au Mondial sud-africain L’union a fait la force
Nombreux sont ceux qui sont restés admiratifs, en voyant le banc des remplaçants de l’Equipe nationale et l’engagement indéfectible de tous les joueurs qui l’occupaient : «Notre force c’était ce mental de tout le groupe solidaire, car il n’y avait ni titulaires, ni remplaçants, mais une équipe unie comme les doigts d’une main, avec les joueurs, le staff, le président de la FAF et ce merveilleux public qui nous a soutenus», a déclaré Slimane Raho au lendemain de l’éclatante qualification pour la Coupe du monde.
Et quand on sait que c’est un remplaçant de cette Equipe nationale qui a prononcé ces paroles, on est bien édifié sur l’état d’esprit qui a régné au sein du groupe de Rabah Saâdane, tout au long de ce parcours de ces éliminatoires.
C’est en quelque sorte cela qui a été la clé de la réussite pour les Fennecs et qui a traduit très bien l’esprit professionnel des joueurs en dehors de quelques très rares couacs comme celui de Hadj Aïssa, jamais aucun joueur n’a contesté le choix de l’entraîneur national, pas même ceux qui étaient à un moment donné des titulaires et qui se sont retrouvés sur le banc quelquefois.
On a vu par exemple Djebbour, Ghezzal et Matmour pour ne citer que ceux-là, être remplaçants lors de ces derniers matches, sans jamais grogner ni contester les options de Saâdane.
Bien au contraire, on a bien vu comment se comportent les joueurs qui sont sur le banc : ils sont là en train de bouillonner et d’encourager leurs camarades, comme s’ils étaient sur le terrain en train de jouer. «On vit le match comme ceux qui sont sur la pelouse, on doit leur montrer qu’on est avec eux.
C’est ça l’état d’esprit qui nous a permis d’être les meilleurs, l’essentiel c’est que l’Algérie gagne, et pas que l’un ou l’autre joue», nous a aussi confié Samir Zaoui, défenseur central de l’ASO Chlef qui, à chaque fois qu’il a été incorporé, a donné entière satisfaction :
«Si j’ai été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi, c’est parce que comme tous les joueurs qui sont sur le banc, on était à chaque fois prêts psychologiquement à rentrer sur le terrain, donc quand on vibre avec nos camarades, ça nous permet d’être en mesure de rentrer à tout moment».
Cette mentalité, Rabah Saâdane a mis un certain temps pour l’appliquer ou du moins pour que les joueurs en soient imprégnés, mais il a au bout du compte réussi à avoir un groupe homogène et surtout solidaire, pour pouvoir affronter toutes les situations.
D’ailleurs, face à l’Egypte, cela a énormément servi au coach national qui avait vraiment besoin de tout son potentiel, eu égard à toutes les blessures survenues ces dernières semaines aux joueurs de l’Equipe nationale. On peut dire en somme que ce qui a fait la force de cette Equipe nationale version Rabah Saâdane, c’est l’union.
A.Raïs




