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Algérie 1 Egypte 0 Au Soudan, vive l’Algérie !, Un but d’écart, et c’est le paradis

Algérie 1 Egypte 0 Au Soudan, vive l’Algérie ! Un but d’écart, et c’est le paradis

C’est avec une immense et incomparable joie que les Algériens ont fêté et fêtent encore la victoire de l’équipe nationale contre l’Egypte, hier au stade de Khartoum, se qualifiant ainsi pour la phase finale de Coupe du monde 2010.

19 Novembre 2009,   Le jour d'Algérie
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C’est à la fois un soulagement et une consécration pour les attentes des millions de supporters qui, des semaines durant, n’ont vécu et vibré qu’au rythme des Verts. Bravo Saâdane et ses poulains et félicitations à tous les Algériens

Le match a commencé avec une volonté clairement affichée des Egyptiens pour casser le match. L’erreur attendue par le staff algérien était commise : les Pharaons de Chehata se comportaient comme s’ils devaient préserver une victoire qui n’existait que dans leur esprit puisque les deux adversaires étaient à égalité.

C’est la conséquence psychologique du résultat du Caire. Les Algériens eux, étaient plus conscients du fait que le résultat n’était encore acquis pour personne. Ils jouèrent trop physiquement cependant, faisant le jeu de l’adversaire, et écopèrent de cartons jaunes, à l’instar de Ghazal. Plus grave, comptant sur leur supériorité aérienne dans la défense, ils reproduisirent l’erreur du Caire en laissant les deux ailiers égyptiens se mouvoir à leur guise.

Si à la 20ème minute, l’occasion de but fut algérienne, dans la 38ème elle sera égyptienne. Malgré tout, la rencontre paraissait équilibrée, avec une meilleure maîtrise des poulains de Saadane.

C’est cette maîtrise qui permit à la 40ème minute le but magnifique, et ô combien attendu et désiré, de Antar Yahia. Dès lors, les Pharaons paraissaient épuisés. Ils n’eurent aucune volonté de répliquer jusqu’à la fin de la première mi-temps.

Et voilà qu’avec la deuxième mi-temps, après quelques minutes du (bon) jeu habituel des Algériens, axé sur le milieu de terrain et l’offensive élaborée, nous assistons au pire de ce que pouvait déployer cette équipe comme stratégie : la défense accompagnée par l’incapacité de riposter par des contre attaques décisives.

Fébriles, mal concentrés, regroupés autour d’une défense qui demeure solide mais trop sollicité, les coéquipiers de Saïfi rééditent, à peu de choses près, le (mauvais) jeu défensif qui a permis à l’Egypte d’inscrire son second but au Caire.

L’obsession de préserver l’acquis l’emportait sur l’exploitation des opportunités qui s’ouvraient devant eux. Heureusement que, à partir de la 71 ème minute, après une occasion en or ratée par les Pharaons, grâce à un Chaouchi impérial, un ressaisissement s’est opéré qui obligera l’adversaire à reculer.

La messe était dite au fur et mesure que s’égrenaient les dernières minutes. Le temps additionnel ne changea rien à l’affaire et l’Algérie triompha. L’épreuve de vérité était au Soudan, sur un terrain de foot et non dans les coups tordus du Caire et les agressions inqualifiables de leurs fanatiques.

Aïssa Khelladi