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Les bus ne circuleront pas demain à Alger et sa périphérie, Les transporteurs en grève

Les bus ne circuleront pas demain à Alger et sa périphérie Les transporteurs en grève

Les citoyens de la capitale et de plusieurs wilayas environnantes risquent de ne pas pouvoir emprunter leur moyen de transport habituel, demain, car les propriétaires de bus de transport public vont débrayer durant toute cette journée pour exprimer leur ras-le-bol aux autorités.

26 Septembre 2009,   Le Jeune Indépendant
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Les transporteurs de voyageurs vont observer une journée de protestation suite à une réunion d’évaluation tenue le 9 du mois en cours par l’Union nationale algérienne des transporteurs (UNAT), l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) et le secrétariat national du transport de l’UGCAA ainsi que les représentants des transporteurs des wilayas de Boumerdès, Alger, Tipasa et Blida.

A l’issue de cette rencontre, la décision d’observer une journée de protestation a été prise pour exprimer aux pouvoirs publics, notamment le ministère des Transports, le sentiment de colère qui anime les transporteurs de voyageurs.

Le président de l’Union nationale algérienne des transporteurs (UNAT), M. Mohammed Aider, rencontré hier, a tenu à préciser au Jeune Indépendant que «la décision d’une journée de protestation a été prise suite à une grande pression de la part des transporteurs et au silence de la tutelle».

Et d’ajouter : «On n’est pas contre l’ouverture de nouvelles lignes, mais dans les wilayas où un manque est ressenti. Mais injecter de nouvelles lignes sur celles saturées, c’est inacceptable.»

Il continue en indiquant : «La décision unilatérale du ministère de tutelle, prise sans consultation des acteurs influents, a créé une anarchie indescriptible dans le secteur et une absence de vision par rapport à l’avenir de la profession.» Selon le président de l’UNAT, cette colère est alimentée par «les fortes pressions que les autorités exercent sur les transporteurs privés tout en négligeant leurs revendications légitimes».

Le différend ne date pas d’aujourd’hui et les revendications des transporteurs demeurent les mêmes, dont le gel des nouvelles attributions sur les lignes saturées et l’actualisation des plans de transport national, régionaux et locaux, ainsi que le refus de toute forme de monopole et de discrimination, notamment l’octroi de facilités à un opérateur au détriment des autres pour lui permettre d’introduire 500 nouveaux bus sur des lignes en état de surcharge.

L’autre souci majeur de ces syndicalistes est l’absence d’un plan national de transport, qui engendre une anarchie dans la distribution des lignes. «Ces plans prévus par décret n’ont jamais connu de concrétisation. C’est ce qui ouvre la voie à toutes sortes de dérives et de dépassements de la part des autorités de tutelle», a-t-il enchaîné.

A ses yeux, ce qui a aggravé la problématique, «c’est la non-activation du Conseil national des transports terrestres censé être l’autorité suprême qui garantit la bonne gestion des affaires du secteur».

Sur la question des prix des tickets, le président de l’UNAT a déclaré : «On souhaite une tarif économiquement fiable et socialement acceptable.»

Selon la Confédération des syndicats des transporteurs, «la non-application de la réglementation régissant le secteur et la persistance de tels abus de la part de l’administration laissent douter de la volonté du ministère de tutelle de servir les intérêts du secteur et de l’élever aux normes et standards internationaux».

Mohammed Zerrouki