Face aux enjeux politiques et économiques internationaux Alger déploie sa diplomatie
Des entretiens ont eu lieu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, puis avec Dmitri Medvedev, Barack Obama, Mahmoud Ahmadinejad et enfin, une rencontre hier avec le Président vénézuélien Hugo Chavez.
La 64e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) qui a eu lieu ces deux derniers jours à New York, était une occasion pour Alger de revenir à la charge sur le plan diplomatique face aux enjeux économiques et politiques qui commandent les relations internationales basées sur le renforcement avant tout des relations bilatérales et la défense les positions au sein des institutions internationales, comme c’est le cas de la cause du Sahara occidental.
En tout cas, l’Algérie qui a engagé un plan de développement économique compte sur ses partenaires étrangers. Mais, elle est aussi consciente de l’importance du retour sur la scène internationale.
Dans ce cadre, le président de la République a eu en marge de l’Assemblée de l’ONU, une activité diplomatique intense, dès son arrivée à New York mardi dernier dans la soirée, qui a débuté par des entretiens avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, puis le Président russe, Dmitri Medvedev, le Président Américain, Barack Obama, le Président iranien, Ahmadinejad et enfin la rencon-tre qui a eu lieu hier avec le Président vénézuélien Hugo Chavez qui s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud sans oublier que les deux hommes ont toujours eu des rencontres pour échanger «leurs visions et conseils» sur différentes questions «internes et externes».
Dans ce cadre, Mourad Medelci a déclaré que «le Sommet Afrique et Amérique latine, entrant dans le cadre de la coopération Sud-Sud, reflète le poids des pays du Sud au niveau international sur les plans politique et économique.
D’autant que la part des pays du Sud dans la production mondiale dépasse les 50%». Il a cité les investissements des pays du Sud en Algérie. Avant d‘annoncer l’organisation d’une rencon-tre entre les pays arabes et les pays africains pour l’année 2010.
Selon des sources médiatiques, l’entretien Bouteflika-Ban Ki-moon a porté sur le Sahara occidental et la lutte contre les réseaux terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique dans la région du Sahel.
Selon les mêmes sources, les deux responsables ont évoqué la question du soutien aux pays de la région pour les aider à faire face à l’activité des groupes armés islamistes qui menacent la stabilité et la sécurité du Sahel.
Dans son discours prononcé devant 120 chefs d’Etat et représentants de gouvernement, le Président Bouteflika a souligné «l’importance» que l’Algérie accorde «au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le soutien total de l’Algérie à toute initiative entrant dans le processus de règlement de ce différend». Ce qui est perçu comme un échec diplomatique du Maroc.
D’autre part, la rencontre avec le Président russe a porté, selon l’agence russe RIA Novosti, sur des problèmes économiques et de la culture. Les discussions sur ce dernier point interviennent au moment où la Russie abrite la conférence internationale, «La Russie et le Monde islamique : partenariat pour la paix».
Le ministre des Affaires religieuses, Ghlamallah a été désigné président d’honneur du bureau auquel a été confiée la direction des travaux du Congrès de l’instance religieuse des musulmans de la partie européenne de la Fédération de Russie.
Selon certains observateurs, la Russie compte sur le poids de l’Algérie dans le monde arabe et musulman pour se rapprocher de ce monde face à la domination américaine.
Dans une déclaration à la presse (rapportée par l’APS) à l’issue de l’entretien Bouteflika- Ahmadinejad, le chef de la diplomatie algérienne a déclaré que le Président a eu «des discussions importantes avec des chefs d’Etat, notamment avec le Président américain Barack Obama».
A ce titre, il a indiqué que ces discussions ont porté sur les questions liées aux changements climatiques, tout en expliquant que «l’Algérie est concernée par ce problème en tant qu’Etat et en sa qualité de coordinateur du groupe des négociateurs sur le plan technique, en prévision du sommet de Copenhague dont la tenue est proche».
S’agissant des entretiens avec Medvedev et Ahmadinejad, il dira «qu’ils ont porté sur les relations bilatérales et les deux Présidents ont échangé les points de vues sur les thèmes qui sont au centre du débat au sein de l’Assemblée de l’ONU» tels que la sécurité et la paix dans le monde, le développement global et la protection de l’environnement.
Par ailleurs, il a affirmé que la délégation algérienne a eu, conformément aux orientations de Bouteflika, plusieurs activités, dont cinq entretiens avec des responsables américains au sein du département des Affaires étrangères des Etats-Unis. Il était question, selon lui, d’étudier les moyens à même de rehausser les relations entre les deux pays.
Les questions africaines et arabes ont été également au centre de ces activités, selon Medelci qui a cité la participation de la délégation algérienne à la réunion consacrée au problème du Darfour et à deux rencontres des ministres arabes des Affaires étrangères.
Toutefois, le ministre n’a pas évoqué sa rencontre avec son homologue français, Bernard Kouchner qui aurait porté sur la visite du Président Bouteflika en France qui n’est toujours pas confirmée.
Nacera Chenafi




