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48 heures après les dernières intempéries, la situation des habitants en colère a empiré, El Barki sort dans la rue

48 heures après les dernières intempéries, la situation des habitants en colère a empiré El Barki sort dans la rue

Le ras-le-bol était à son paroxysme, hier à haï Fellaoucen (ex-El Barki), notamment après les dernières pluies qui se sont abattues sur la ville et qui ont causé des dégâts importants au niveau de ce quartier sud d’Oran. Hier donc, vers midi, les protestataires ont pris les devants et se sont résolus à bloquer la route d’El Barki, menant vers St Rémy et la zone industrielle.

26 Septembre 2009,   L'Echo d'Oran
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C’est à coup de pneus usagers, de blocs de pierre et de branches d’arbres, que les habitants, surtout ceux qui ont pâti et qui souffrent depuis des années des mêmes problèmes des eaux usées et pluviales, se sont rassemblés pendant près d’une heure devant le siège de notre journal, et ont appelé à ce que le wali d’Oran vienne constater par lui-même leur situation.

Cela aurait pu dégénérer, tant leur colère était grande, ci ce n’était l’intervention raisonnée de l’officier de permanence du commissariat du quartier.

Assagis par ce dernier, ils ont fini par rédiger une lettre de protestation à l’adresse du wali d’Oran, qu’ils ont transmise à notre rédaction. Les signataires de la pétition, ont fait état de plusieurs points noirs qui rendent leur quartier inhabitable et leur vie et celle des leurs insupportable, que ce soit en été ou en hiver.

En effet, en plus de dénoncer dans leur lettre, leur comité de quartier qui n’active presque plus et qui ne fait rien pour améliorer les choses, ils mettent les différentes négligences des responsables locaux à l’index, les accusant même de frauder, notamment dans la réalisation de certains projets et leur contrôle après achèvement.

Consternés et furieux, certains dont les habitations ont été inondées par les eaux des dernières pluies, s’en sont carrément pris aux responsables, à tous les niveaux, de la wilaya d’Oran qui, selon eux, font dans les deux poids deux mesures. «Notre quartier fait partie intégrante de la ville d’Oran et existe depuis des lustres, bien avant l’indépendance.

Pourquoi n’a-t-il, dans ce cas, jamais été pris en charge comme il se doit ? Pourquoi ne fait-on pas pour notre quartier ce qu’on a fait pour le quartier USTO par exemple ? Pourtant celui-ci n’existe que depuis une vingtaine d’années», confie cet homme.

Les réponses, il les aura de son voisin de quartier qui dira : El Barki ne se trouve pas sur les axes qu’empruntent souvent les cortèges présidentiels, ni celui quotidien du wali d’Oran. Il n’y a que les petites gens qui n’ont aucun pouvoir».

Pourtant, dans ce quartier à part entière, rendu par la force des choses et la négligence manifeste des décideurs locaux une véritable excroissance, «bidonvillisée» comme jamais, existe bien quelques institutions de l’Etat, comme la Direction régionale des douanes algériennes, un commissariat de police, un lycée, des écoles et deux centre de soins, sans oublier les deux résidence Fellaoucen 1 et 2.

La deuxième, celle de Sonatrach étant nouvellement réalisée. Ces dernières années, les habitants d’El Barki sont sortis plusieurs fois dans la rue, pour protester contre les mêmes points noirs dont ils souffrent. Et à chaque fois, on les raisonne à coup de promesses vaines. Jusqu’à quand ?

S.Makhoulf