Coup d’envoi du 2e Panaf L’Afrique s’illumine à Alger
Ils étaient des milliers d’artistes, toutes disciplines confondues, à converger vers Alger, en provenance de presque tous les pays du continent.
Ainsi, l’espace de plusieurs jours, la capitale a dansé, chanté, en s’ouvrant aux cultures les plus éclectiques voire authentiques, au grand bonheur d’une population qui renouait ainsi avec ses racines, après en avoir été coupée pendant plus d’un siècle.
Puis, pendant 40 ans, rien. Le festival s’est fait oublier. Aujourd’hui – et à la demande de l’Union africaine-, il revient à Alger pour une 2e édition qui s’annonce haute en couleur.
De grands absents
Si de grandes figures de la culture africaine rehausseront de leur présence ce festival, comme Youssou N’Dour, Cesaria Evora, Manu Dibango, Ismael Lo, Alpha Blondy, Ray Lema et une foultitude d’autres, il reste que certains noms illustres ne seront malheureusement pas de la fête.
On pense plus précisément au Burkinabé Joseph Ki-Zerbo, premier Africain agrégé d’histoire, disparu en 2007, au Sénégalais Sembène Ousmane, auteur du célèbre «Les bouts de bois de Dieu» et cinéaste talentueux, à la diva sud-africaine Myriam Makeba, au fabuleux chanteur malien Ali Farka Touré, à son compatriote Amadou Hampaté Bâ, ethnologue de génie, au cinéaste égyptien, l’incomparable Youssef Chahine et on en oublie encore.
Tous ont contribué à faire du premier rendez-vous panafricain un grand moment pour la culture noire, aujourd’hui, il nous reste leur héritage.
Un Panaf à la mesure des attentes
L’Afrique, en organisant, cette année, le 2e Panaf à Alger, et la 3e édition du Festival mondial des arts nègres (Fesman) à Dakar, après le second tenu en 1977 à Lagos, et en multipliant ce genre de rencontres, est consciente de cette nécessité de profiter de la contribution de chaque Africain au développement de sa culture.
Il faut savoir, pour cela, qu’ils seront 8 000 artistes, 2 860 danseurs, 160 écrivains, éditeurs, conférenciers, poètes et conteurs, 232 cinéastes, 600 artisans et 2 300 chanteurs et musiciens, représentant 48 pays à venir dévoiler un pan de leur art à Alger, à l’occasion d’une fête qui a mobilisé des milliers de femmes et d’hommes, des dizaines d’espaces publics, et autant de salles de spectacle à travers toute la capitale mais aussi dans les wilayas limitrophes, à savoir Tipasa, Boumerdès, Blida, Tizi Ouzou et même à Oran, Sidi bel-Abbès, Mostaganem, Aïn Témouchent, Tlemcen et Saïda, pour faire de ce rendez-vous un grand moment d’histoire. Une sorte de plateforme, donnant un nouveau départ pour la promotion de la culture africaine.
Hassina A.




