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Les pharmaciens tirent la sonnette d'alarme, La menace des medicaments périmés

Les pharmaciens tirent la sonnette d'alarme La menace des medicaments périmés

La santé du citoyen doit être la première préoccupation des pouvoirs publics. Sans une réelle politique de santé dans laquelle tous les acteurs doivent être associés, aucune réforme hospitalière ne peut être efficace.

23 Juin 2009,   Le Courrier d'Algérie
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Le pharmacien comme acteur incontournable dans cette politique se trouve souvent marginalisé. Pour preuve en est son lot de problèmes, entre autres, l’épineux problème du médicament périmé auquel les pouvoirs publics n’arrivent toujours pas à trouver de solution.

Les pharmaciens ne savent plus quoi faire avec ce volume de médicaments stockés dans des pharmacies et qui ne cesse d’augmenter d’année en année.

La prise en charge d’un tel problème est classée parmi les priorités du Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO). Lors de l’ouverture de son 4ème congrès qui s’est tenu, hier à Tipaza, les représentants des pharmaciens du SNAPO étaient unanimes à souligner l’urgence de trouver une solution adéquate et définitive à ce problème.

Ils ont lancé un appel des plus pressants aux pouvoirs publics afin qu’ils agissent pour assainir la situation. Les représentants du SNAPO ont saisi l’occasion pour interpeller, encore une fois, le ministère de la Santé et celui de l’Environnement pour trouver la solution à cette situation qui n’a que trop duré puisque le problème a été à maintes fois soulevé.

Selon eux, les pharmaciens se trouvent avec un cumul de stocks de médicaments périmés atteignant ainsi des chiffres astronomiques. Pas moins de 9 000 tonnes de ces médicaments rien que pour la wilaya d’Alger ont-t-ils indiqué. Un tel chiffre donne le tournis et remet au goût du jour la question de la protection de la santé publique et de l’environnement.

Les pharmaciens ne savent plus à quel saint se vouer depuis l’interdiction par le ministère de l’Environnement, en 2002, de toute incinération de produits médicamenteux dans les décharges publiques. Une telle mesure a contraint les pharmaciens à stocker leurs marchandises et le résultat est connu de tous.

Les représentants du SNAPO attendent vraiment un geste de la part des pouvoir publics qui les libèrera de ce fardeau. Ils ne sont pas contre le fait que le ministère de l’Environnement prenne une telle mesure, mais ils déplorent l’absence d’incinérateur agrée qui puisse prendre en charge la question de la destruction du médicament périmé. Même le géant de la production pharmaceutique en Algérie se plaint de ce problème.

Saidal avait formulé une demande aux autorités concernées pour lui permettre l’installation des incinérateurs dans des hangars qu’elle avait loués pour la circonstance.

Selon Abed Fayçal, président du SNAPO qui est intervenu à l’ouverture des travaux de son syndicat, la grande préoccupation aujourd’hui, au-delà des questions matérielles et de l’organisation de la profession, reste la prise en charge par les pouvoirs publics du dossier des médicaments périmés qui posent de sérieux problèmes aux pharmaciens.

Par ailleurs, Abed Fayçal a estimé que son Syndicat a franchi de nombreuses étapes depuis son agrément en 1999 puisqu’il a commencé avec 1 300 adhérents représentant 17 wilayas pour se retrouver aujourd’hui avec 3 000 adhérents répartis sur 45 wilayas.

Hacène Nait Amara