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Témoignage d’une passagère du vol de la Lufthansa du 16 juin, «Aucun contrôle sanitaire à l’aéroport»

Témoignage d’une passagère du vol de la Lufthansa du 16 juin «Aucun contrôle sanitaire à l’aéroport»

Les passagers du vol en provenance de Miami via franckfurt et qui ont débarqué à l’aéroport Houari- Boumédiène le 16 juin de ce mois, n’ont subi aucun contrôle de la part des autorités sanitaires censées être là pour le faire.

23 Juin 2009,   Le Midi Libre
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Selon l’une des passagères qui était à bord de l’avion ce jour-là - et qui a fait donc le voyage avec la personne contaminée- aucun contrôle sanitaire n’a été effectué sur les passagers.

"Après la descente de l’avion, à l’entrée de l’enceinte de la PAF, il y avait trois personnes en blouses blanches qui discutaient sans faire attention aux voyageurs qui se dirigeaient normalement, passeport à la main, vers les bureaux pour les vérifications d’usage des titres de voyages" affirme-t-elle.

Et de continuer : "Je me suis retrouvée avec une passagère que j’avais déjà rencontrée à Franckfurt dans le bus qui nous ramenait vers l’aéroport et avec laquelle j’ai sympathisé ; pour la petite histoire, elle avait son petit garçon fiévreux et, elle, se sentait très fatiguée mais avait mis cela sur le compte du décalage horaire".

"Nous avons attendu un bon moment nos bagages, tout en discutant entre nous, sans que personne ne s’intéresse à nous", insiste notre interlocutrice.

A la question de savoir si on leur avait remis des prospectus tel que cela avait été annoncé par le ministère de la Santé, la personne répondra par la négative.

"Je m’attendais à ce que l’on nous distribue des masques comme cela se fait en Europe ou aux Etats-Unis ; là aussi je suis restée étonnée, puis j’ai pensé que l’Algérie n’étant pas encore touchée, les mesures ne sont, de ce fait, pas si draconiennes que ça", révèle-elle.

C’est dire que notre "pigeon voyageur" s’est sentie rassurée mais pas pour très longtemps, à l’annonce du premier cas avéré de grippe porcine sur une personne qui rentrait des Etats Unis via Frankfurt. C’est ainsi que dans la journée du 21 juin, c’est-à-dire dimanche passé, la passagère, inquiète, s’est rendue à l’hôpital pour y subir un dépistage du virus.

Elle explique : "J’ai été acheminée vers une cellule dite verte, une sorte de couloir avant d’être introduite dans une chambre où j’ai subi un mini-interrogatoire par un maître assistant qui de temps en temps s’entretenait au téléphone avec sans doute un autre confrère-.

Notre interlocutrice poursuit : "j’ai été "remise en liberté" avec la consigne de revenir à l’hôpital le lendemain à 9 h 15". "J’ai donc exécuté à la lettre ce qui m’a été demandé et me suis présentée à l’heure dite.

De là, j’ai été de nouveau interrogée sans examen ni consultation préalable. On s’est juste contenté de me dire que si je ne me sentais pas bien, il fallait revenir".

Le ministère avait pourtant annoncé que l’Algérie avait relevé son niveau d’alerte et qu’elle était passée au niveau 2 de la phase V en matière de détection précoce sachant que le vaccin n’est toujours pas prêt, mais qu’un important stock de Tamiflu est disponible.

Soraya Hakim