Accueil>Communiqués de presse >Déclaration>01 Mai 2009

Encore cette veille de la fête mondiale du travail célébrée dans la douleur Un nouvel épisode gravissime frappe de plein fouet l’université algérienne

En ce 28 Avril 2009, l'université de SETIF vient de vivre un acte de violence qui rallonge une liste déjà très longue de drames survenus dans les milieux universitaires.

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Le CNES s'incline à la mémoire du défunt étudiant et présente à sa famille ces sincères condoléances. La violence se banalise-t-elle dans le milieu universitaire? La plupart des observateurs répondront OUI.

Il suffit d'ailleurs de constater le nombre d'actes de violence rapportés tous les jours par la presse nationale, allant de simples altercations verbales à mort d'Hommes. Allons-nous subir cette banalisation sans réagir? Allons-nous justifier cette violence qui déborde ? Au CNES nous disons NON.

Nous nous battrons sur tous les fronts pour bannir ces agissements afin d’établir les normes universelles, fondements d'une université forte et performante. Les choses ne sont pas certes pas faciles, et à travers cette déclaration, nous appelons l'ensemble des acteurs intervenant sur la scène universitaire et en premier lieu les pouvoirs publics à prendre en priorité en charge ce dossier et à unir nos efforts pour la mise en place de mécanismes à même d'apporter la sérénité dans le milieu universitaire.

Ces drames à répétitions dénotent l’existence de causes profondes d'ordre sociétales et économiques, accompagnant les grandes mutations de la société Algérienne, que nous devons sérieusement explorer afin d'établir un diagnostic fiable et rechercher les solutions adéquates pour juguler ce fléau.

Lors de l’assassinat tragique de notre collègue feu Mohammed BENCHEHIDA, nous avons entrepris de mettre en place une charte universitaire qui constituera ce cadre juridique définissant les rapports entre les différentes composantes de la famille universitaire.

Est-ce satisfaisant ? Au CNES nous disons encore une fois : NON, ce n'est pas suffisant car le mal est beaucoup plus profond que de réduire cette violence aux rapports défectueux entre les différentes composantes de la famille universitaire. Le drame de SETIF, nous interpelle à plus d'un titre, et marque l'urgence d'ouverture d’un réel débat, le plus large possible sur ces questions de violences qui déforment l'image de l'université, cet espace censé produire l'intelligence.

Il est urgent de revoir le mode de fonctionnement de nos universités, et le mode de gestion des ressources dirigeantes. Il est impératif de rétablir et de renforcer les canaux de communication au sein de la grande famille universitaire. 2 Le drame de SETIF ne doit pas occulter les violences quotidiennes que les enseignants subissent face à des administrations locales en total déphasage avec le discours officiel de la tutelle.

Le dernier épisode du collègue de CONSTANTINE, malmené au sein même de l'enceinte universitaire vient nous rappeler malheureusement que les discours ne suffisent plus. Nombreuses sont les requêtes présentées par le CNES à la tutelle au sujet des agissements et des dépassements des responsables locaux, restées lettres mortes.

Cette absence de sanctions envers les auteurs de ces outrances, concourt à banaliser la HOGRA et surtout à élargir le champ de la violence, s'agissant de cette dernière, aucun détail n'est à négliger.

Arrêtons de simplifier la gestion de nos universités aux seuls aspects démographiques et infrastructurels. Abordons avec sérénité et détermination le chapitre des ressources dirigeantes et leur mode de gestion.

Cessons de condamner étudiants et enseignants, sans état d'âme et de passer sous silence la mauvaise gestion des responsables, ne faisant qu'alimenter les foyers latents de la violence.

Enfin, le CNES profite de cette occasion du 1er mai, pour adresser un message de félicitations à tout le monde du travail et particulièrement aux enseignants chercheurs, en les rassurant que le combat continuera jusqu'à aboutissement de nos revendications légitimes.

A Alger, le 1er Mai 2009
Pour le Bureau National du CNES
Le Coordonnateur National Abdelmalek RAHMANI

Contact presse

Conseil National Des Enseignants Du Superieur

08 Rue Arezki Hamani (ex rue Charasse) Alger centre

Email: cnes_univ@yahoo.fr

Site web: http://cnes.site.voila.fr

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