Accueil>Communiqués de presse >Déclaration>02 Octobre 2011

Déclaration du Bureau National du CNES

Le Bureau National s’est réuni à Oran les 30 Octobre et 1er Septembre 2011 en session ordinaire.

La séance a commencé par l’observation d’une minute de silence à la mémoire de feue Madame Zoubeida HANOUNE, militante de toujours, membre du Bureau National et membre fondatrice du CNES, pour tous les services rendus à la corporation, au monde syndical et à la société civile.

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A l’heure où de grands bouleversements politiques et économiques secouent plusieurs pays à l’échelle aussi bien régionale que mondiale, les pouvoirs publics en Algérie se doivent de concrétiser  les réformes politiques et sociales nécessaires à même de faire face aux défis et exigences dictés par la conjoncture nationale et internationale. Ceci éviterait au pays de revivre une nouvelle tragédie.

Dans ce contexte, le CNES considère que l’Université, se doit d’être partie prenante de ce processus de réformes. Cependant, le CNES estime que la situation actuelle de l’Université Algérienne ne peut lui permettre de jouer ce rôle pleinement.

En effet, notre Université est en proie à une crise multidimensionnelle due à l’accumulation de nombreuses difficultés  liées notamment :

  • A  la décennie noire et ses conséquences sur l’exil massif des enseignants,
  • Au forcing du FMI pour la réduction des budgets de notre secteur, bloquant ainsi durant plus de cinq années le recrutement des enseignants à l’université,
  • Aux réformes pédagogiques (LMD) engagées précipitamment et sans concertation avec l’ensemble de la famille universitaire,
  • A un mode de désignation inadéquat, des responsables des universités (Recteurs, Vice-Recteurs, Doyens, Vice-Doyens, Chefs de Département,…) ayant engendré un type de gestion, contrôlant absolument l’ensemble des centres de décisions et encourageant la mise en place du clanisme, du tribalisme, et du clientélisme et renforçant l’abus de  l’administratif qui réduit les instances pédagogiques et scientifiques en de simples organes consultatifs et ne répond ni aux aspirations de la communauté universitaire ni aux évolutions scientifiques et technologiques. Ces pratiques discréditent totalement la volonté politique, largement évoquée, et les efforts indéniables  des pouvoirs publics sur le plan financier pour la construction d’une véritable université,

  • A l’utilisation abusive des enceintes universitaires dans les luttes politiciennes et partisanes, et qui semblent entraver tous les efforts déployés par l’ensemble de la famille universitaire pour la construction d’une université publique performante sur le double plan pédagogique et scientifique,
  • Au refus des pouvoirs publics d’engager un dialogue serein  avec le CNES  sur l’ensemble des questions relevant de la pédagogie, de  la recherche et de la gouvernance.

Cet état des lieux, non exhaustif, démontre inéluctablement le besoin incontournable de consolider la défense de l’université publique, ce qui exige une véritable mobilisation des enseignants en général et des militants du CNES en particulier, en concertation avec les autres composantes de la famille universitaire. Dans ce sens, nous appelons l’ensemble des adhérents du CNES à  débattre de des problèmes récurrents liés à la  pédagogie, à la recherche scientifique et à la gestion.

S’agissant du 4ème congrès du syndicat qui se tiendra  dans des conditions politiques et sociales très particulières, le Bureau National, estime, que ce rendez-vous, doit impérativement nous permettre de contribuer activement à l’élaboration du nouveau paysage politique et social qui se dessine à l’horizon, et de s’y intégrer efficacement. Cependant, certaines difficultés liées à la  promulgation de la nouvelle loi sur les associations, et de la concrétisation des réformes politiques et institutionnelles annoncées, retardent sa tenue.

Concernant la tripartite et ses résultats, le CNES réitère son indignation face à l’attitude du gouvernement qui s’entête à continuer à transgresser la constitution qui consacre explicitement le multi-syndicalisme, en excluant, encore une fois, les véritables syndicats. La cohésion sociale et la confiance des fonctionnaires, dans l’action des pouvoirs publics, sont les grands perdants de cette rencontre.

Le CNES estime, que les artisans de cette tripartite doivent assumer devant l’histoire, leur contribution à la fragilisation du tissu social.

Concernant le problème du logement, le CNES réitère d’une part, sa position de principe  en rappelant que le programme des 10000 logements dit « programme du président » est destiné aux enseignants non logés, et d’autre part interpelle la tutelle afin d’instruire certains établissements universitaires à entamer l’opération de distribution des logements achevés depuis plus d’une année.

Contact presse

Conseil National des Enseignants du Superieur

Adr. : 8 rue Charasse (Alger centre)

Tel/Fax : 026212638

Email: cnes_univ@yahoo.fr

Site web: http://cnes.site.voila.fr

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