Déclaration du CNES Participation aux manifestations scientifiques à l'étranger et régime indemnitaire
Le CNES regrette l’intronisation de la mesure restrictive de participation aux congrès à l’étranger, qui ne peut être considérée que pénalisante et qui porte atteinte à toute la communauté universitaire et n’arrangeant guère la promotion de la recherche scientifique en Algérie et ne veut absolument être associée à cette dérive scientifique qui va à l’encontre de la promulgation du statut particulier de l’enseignant-chercheur et de la loi sur la recherche.
La restriction concernant la participation aux congrès est déjà là, le fait qu’un chercheur algérien ne peut participer à plus d’un congrès annuellement à l’étranger au vu des insuffisances budgétaires alloués à ce genres de manifestations, en plus d’une gestion chaotique et confuse de ce dossier. Ce serait vraiment malhonnête de qualifier tous les enseignants chercheurs partant à l’étranger dans ce cadre de faire du tourisme ou autres activités.
Certes, il y a peut être une minorité qui altère l’image de marque de l’université algérienne par des participations qui suscitent des interrogations, mais en contre partie, il y a une majorité qui honore dignement ses engagements, la preuve est le taux de la production scientifique en crescendo pendant les dernières années tel que témoigné par les déclarations du directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique.
Indubitablement, il faut mettre des garde-fous quant à l’attribution de participation aux conférences en se basant exclusivement sur des critères purement scientifiques, en conciliant ainsi la rigueur et l’épanouissement loin de toute politique régressive et de démarche de confinement scientifique.
S’il y a des dérapages, ils sont en grande majorité dues à la complicité de l’administration qui tolère des participations nébuleuses.
La tutelle au lieu de s’occuper du problème du régime indemnitaire, considéré comme le dossier le plus sensible et d’actualités, dont la promulgation pourrait sans aucun doute améliorer les conditions socio-professionnelles de l’enseignant-chercheur, elle opte paradoxalement pour une démarche unilatérale, sournoise et hasardeuse et qui s’apparente à une véritable stratégie d’isolement et de marginalisation de notre syndicat. Ce dossier inquiète sérieusement les enseignants chercheurs quant au retard de sa finalisation et de sa promulgation.
Toutes ces questions seront à l’ordre du jour de la session du Conseil National prévue les 29 et 20 juin 2010 pour adopter les actions nécessaires pour faire aboutir nos justes et légitimes revendications.
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